vendredi 29 mai 2015

Humilité & Persévérance…

Je vous le dis d’emblée, je n’ai pas eu le marathon auquel je m’attendais

Je reviens brièvement sur ma course…  mais je ne l’analyserai pas de midi à quatorze heures comme on dit…  parfois il faut savoir en tirer quelques apprentissages et passer à autre chose…  ce n’est qu’un marathon…  je ne vais pas remettre toute ma vie en question ;-)

MA médaille, et j'en suis fière!
Ne vous méprenez pas, je suis très fière de ce que j’ai accomplie à Ottawa…  faire un marathon c’est déjà quelque chose et le chrono c’est un plus…  une récompense supplémentaire.


Je le dis souvent…  la fierté lors d’un marathon, ce n’est pas seulement la fierté de franchir la ligne d’arrivée après avoir fait le 42,195km…  c’est la fierté d’être passé au travers les entraînements, avec les hauts et les bas de ceux-ci…  et cette année on y ajoute la fierté d’avoir fait pas mal d’entraînements dans des conditions hivernales, pas mal hivernales…

Bref…  si je devais résumer mon 6e marathon en un seul mot je choisirais humilité…  et si on me demande un deuxième mot…  persévérance

Persévérance le jour de la course quand ça ne va pas si bien…  et persévérance, ne pas tout remettre en question et poursuivre mon chemin

Pour votre connaissance générale…  l’humilité selon wikimachintruc c’est un trait de caractère d'un individu qui se voit de façon réaliste…  et je le dis souvent que je suis une personne réaliste !!  Et ça demande beaucoup d'humilité faire un marathon... tu as beau faire tous tes devoirs, mais rien n'est garantie... et rien n'est pas fini tant que tu n'as pas franchie la ligne d'arrivée!!!!


Retour dans le passé…

La veille du départ je crois avoir pris une sage décision…  soit celle de réviser mon objectif chrono à la baisse…  ainsi donc, au lieu de partir pour faire un minus 4h…  je visais maintenant 4h15…  ce qui était pas mal le même pace que pour mes longues sorties…  je serais conservatrice.

Pourquoi cette révision…  parce que 4 semaines avant Ottawa…  lors de mon 30km au Demi-Marathon des Érables, et bien, je n’étais pas capable de tenir mon pace marathon sur 30km…  alors je me voyais mal me brûler à essayer de le tenir sur 42…

Une autre raison de cette révision…  c’était pour me forcer à prendre le départ lentement et non pas à la vitesse de l’éclair…  quand j’analyse mes marathons précédents, je pars toujours plus rapidement que le pace marathon prévu…  et je me brûle à la demi ou même un peu avant…  «fail»…  grave erreur…  et ça, je l’ai enfin comprit…  et comme je ne voulais pas revivre ça…  de prendre le départ lentement, devenait un objectif…  et cet objectif je l’ai fièrement atteint…  Strava et Sportstats à l’appui…  ce sera maintenant ma stratégie de départ pour mes prochains marathons…  car autres marathons il y aura ;-)

Marathon d'Ottawa...
départ 7am... mon 6e...
toujours la même fébrilité...!!!...
La fille à retrouver sur le parcours!
39e km j'avais trop hâte de la voir!
Avec mes complices ;-)


Avec Josée de la Maison de la Course

RunHappy Girl

La foule devant

La foule derrière


Alors comment se fait-il que la fille qui part pour un 4h15…  revient après 4h53…  et bien un fait incontrôlable…  la machine a brisée…  mon corps en a décidé autrement…  plus précisément mon tendon d’Achille et mon fascia plantaire gauche…  ils se sont ligué contre moi pour tenter de m’arrêter

Je dois avouer bien humblement, que oui j’ai pensée abandonner…  une toute légère minuscule pensée…  au 25e km alors que nous revenions vers Ottawa…  je pouvais abandonner le parcours…  abandonner mon objectif…  mais j’en ai été incapable…  encore une fois…  je ne suis pas une lâcheuse que je me suis dit..  je vais me battre jusqu’au bout…  ma force je l’ai trouvé au fond de moi...  et en pensant à tous ceux que je connais, des amis coureurs, qui auraient tellement aimé courir le marathon dimanche, mais que la santé ne le permettait pas…  et bien c’est pour vous que je l’ai terminé…  en alternant la marche et la course…  plus la marche que la course, surtout dans les faux plats montant là où s’était douloureux…  mais à la marche je ne ressentais pas de douleur…  alors marche la grande…  et respecte ton corps.

Encore une fois j’ai fait quelques runfie's pendant la course, pour me changer les idées…  et ça à fonctionné…

Entre le 28 et 29e....
ben c'est ça un marathon...
to the end... run or walk... but finish it!!!!

Je ne vous cacherai pas que j’ai versé quelques larmes  des larmes de fierté, des larmes de douleur en courant, des larmes de déception, des larmes de fatigue  mais ça n’a pas duré…

Je garde tout de même un beau souvenir de mon 6e marathon, je suis fière de mon accomplissement…  et je viens de vivre un de mes plus beau weekend marathon... tout plein de belles rencontres...  des sourires...  des encouragements...!!!...  preuve qu'il n'y a pas que le chrono...

Tout juste en recevant MA médaille de finisher!

Dans un texte j’écrivais dernièrement que la course c’est comme la vie…  et oui il y a des hauts et des bas…  mais l’important c’est de poursuivre.


Une photo vaut mille mot!
Crédit photo : Dominic Melançon
À chaque marathon tu apprends…  tu apprends d'abord sur toi…  tu apprends sur le marathon… et tu apprends sur le monde de la course…  dimanche j'ai encore apprit... des choses dont je me doutais, mais dont je n'avais jamais expérimenté...  j'ai vu ce que je n'avais pas vue lors de mes meilleurs marathons...  j'étais loin d'être la seule à trouver ça difficile, à ne plus être capable de courir...  et être obligée de marcher...  un marathon c'est 42,2km rien de moins...  il peut s'en passer des choses entre le 1er et le dernier mètre...

Oui je suis déçue...  je vous l’ai dit…  mais pas fâchée contre moi...  ni amère...  juste déçue de ne pas avoir atteint mon objectif qui était conservateur et réaliste....  déçu car je me suis investi dans mon entraînement…  je crois avoir bien fait mes devoirs...  je n'ai pas de capacités physiques exceptionnelles...  je dois m'entraîner et faire des choix de vie pour réussir...  la déception vient plutôt de là…  déçue également, car quand on se fixe des objectifs, on aime bien les réussir…  je compare à un examen où j'ai assisté à tous les cours, fait tous les exercices, bien étudié et avoir tout juste la note de passage...

Je comprends maintenant la signification de médaille de finisHER…  j’étais fini…  lol…  mais sans blague, je la voulais tellement ma médaille à mon arrivée…  on la mérite grandement, peu importe le chrono…  du moment qu’on termine notre course.  Soyez fiers de la montrer, vous l’avez mérité.

Certains disent que j'en fais trop...  je le sais, j'en fais beaucoup…  mais ça c'est moi et je suis moi... 

Bref… 
Un marathon ce n'est jamais facile...  un marathon c'est aller au bout de soi...  comme dans la vie, il y a des bouts plus difficile...  mais «keep going» jusqu'à la ligne d'arrivée!


Regard vers le futur…

Mon corps m’a parlé à Ottawa…  et je vais l’écouter…  je suis à mon 5e jour sans course…  je reprendrai probablement ce w/e, rien n’est certain encore… 



Je vais diversifier plus mon entraînement…  diminuer un peu mes km de course...  reprendre le vélo de route…  et la natation…  avec en plus un nouveau maillot afin de me motiver ;-)




Je dois également regarder du côté de mon alimentation….  je mange relativement bien...  mais je crois que j’ai également manqué d’énergie sur le marathon… est-ce que je mange suffisamment pendant l’entrainement…  et pendant la course…  pour ce dernier je sais que la réponse est non…  on dirait que puisque mon corps ne m’envoie pas de signaux je fais ah ben il n’a pas faim…  et pourtant quand je fais mes ultras en trail je me fie à ma montre pour manger et non pas les signaux de faim…  il faudra que j’utilise la même stratégie au marathon…



Et comment tester tout ça…  en regardant mes prochains objectifs que sont le 50km en Ontario et le Bromont Ultra...  et en réfléchissant à la possibilité de faire le Marathon de Québec à la fin du mois d’août…  je le sais il fera chaud, il y aura des côtes…  mais tsé si moi je veux le faire…  ne pétez pas ma bulle svp ;-)



Poursuivez vos rêves et vos passions malgré les difficultés!!!

Marly the PINK Run’Her :-)

La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)


2 commentaires:

  1. Moi je vais commenter ici et je vais aussi commenter sur FB et partager ce bel article si tu permets!

    OUI un marathon c’est difficile et ça fait mal en fait tous les événements de course a pied sont difficile et font mal. On se prépare longtemps il y a des sacrifice derrière nos entrainements on ne le réalise pars parce que c’est devenu un mode de vie pour nous, mais on le fait pour un but et des fois ça fonctionne d’autre fois pas!

    L’important et de relever ton menton et de déployer tes ailes pour continuer d’avancer et de briller ce que tu fais avec beaucoup de grâce ma chère amie! Garde la tête haute et soit fière de toi, moi je suis fière de toi.

    Ne laisse pas les autres te dicter ce que tu dois faire ou pas la course c’est comme la politique ou la religion tous on leur opinion ou leur allégeance, mais c’est une quête bien personnelle.

    XXX Calins!

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  2. Bravo,

    j'étais présent à ton arrivé à la ligne d'arrivé avec Sylvie Vachon et ce que j'ai vu c'était un fille très fier avec un sourire contagieux.

    On ne se connait pas, mais vous motivez plein de gens (moi y compris) en écrivant ce blogue.

    Encore bravo.

    Marc-André Prégent

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