mercredi 19 octobre 2016

Besoin de courir

Je vous partage un texte écrit il y a un peu plus d’un mois. Je ne l’avais pas encore partagé. Je n’osais pas. J’avais une certaine pudeur à me dévoiler ainsi.

Ce texte a été écrit dans la partie la plus sombre des derniers mois. Au tout début du mois de septembre. Alors que je n’avais pas pris le départ de mon ultra en Ontario, ni du marathon de Québec. Deux courses auxquels je me faisais une joie de participer.

Ce texte j’ai pris le temps de le relire avant de le publier. Mais sans en changer l’essence. Je voulais garder toute l’intensité que je vivais à ce moment-là. Après 2 mois de blessures…



Besoin de courir

Pourquoi la course à pied me manque-t-elle autant
Pourquoi prend-elle une place si grande dans ma vie
Tant de pourquoi
J’ai cherchée des réponses tout au fond de moi
Au fond
Le fond que j’atteins peu à peu
Celui-là même dont la course m’avait sortie
Pas un très gros fond
Pas le pire des fonds quand je compare aux autres
Mais mon fond à moi
Mes difficultés
Mes repères
Moi
Ma vie

La course m’a depuis 2002 sauvée à maintes reprises
Sauvée des anti-dépresseurs
Oui oui j’ai déjà fait ça moi aussi une dépression
Non je n’en n’ai jamais parlé
C’est tabou c’est chose là on n’en parle pas
Je suis une forte moi
Une battante
Mais oui j’en ai fait une
Quand
Au moment de mon divorce
On m’a diagnostiqué une dépression situationnelle
Et c’est la course qui m’a sauvée
Et c’est à ce moment-là qu’elle a pris toute la place (ou presque) dans ma vie
Elle a comblé un vide une absence, soit celle de mes enfants
J’écris et je pleure

La course m’aide aussi avec mon TDAH
Bien oui je suis diagnostiquée mais non médicamentée
Un choix que j’ai fait
Mais que je devrai peut-être remettre en question
Un jour
Peut-être

Alors ceux qui ne comprennent pas pourquoi la course me manque autant
Pourquoi elle fait partie de ma vie si intensément
Vous avez une partie de la réponse dans ces mots
Dans mes mots
Et moi aussi j’y trouve un peu la réponse à ce besoin de courir

Marly ;-)


P.S. (1) - Alors voilà peut-être une partie de la raison pourquoi j’ai besoin de courir autant et aussi souvent!

P.S. (2) - Quand je dis que la course n’a pas la même signification pour tout le monde.

P.S. (3) - Soyez rassurer je vais mieux. Beaucoup mieux que le matin où j’ai écrit ces mots.



27 septembre - mont Albert, Parc de la Gaspésie



4 commentaires:

  1. Je te fais un gros câlin ! Que tu peux garder en réserve pour une journée un peu sombre.

    Patrice

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  2. Beau geste de courage de partager ceci... La course m'aide aussi beaucoup avec la dépression et l'anxiété, et sûrement aussi un léger déficit d'attention non diagnostiqué.
    Les plus forts sont ceux qui se relèvent quand ils tombent. Courage :)

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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