jeudi 8 octobre 2015

Fébrilité…

Prendre le temps d’écrire
Un café à la main
Assise avec son cahier

Une de mes dernières sortie
de course cette semaine!
 
 
Si vous me suivez sur une base régulière, vous n’êtes pas sans savoir qu’approche mon prochain ultramarathon  mon 2e ultra de la saison…  de ma saison…  le 55km du Bromont Ultra  il approche tellement, que c’est ce dimanche que ça se passe.

 
 
Si près du départ et encore si loin de la ligne d’arrivée  car c’est long un 55km…  en tout cas c’est long pour moi, qui ne suis pas une coureuse exceptionnelle.  J’irai donc puiser toute l’énergie en moi, mais également ma détermination et ma persévérance  car je le sais ce ne sera pas facile…  ce n’est jamais facile un ultra…  sur cette distance tout peut se produire.  Je le sais, j’aurai des hauts et des bas.  Les hauts sont relativement facile à gérer, malgré que je devrai peut-être me ralentir, ne pas me laisser emporter par la «facilité» du moment, question de préserver mon énergie et la répartir sur les 55km.  Il y aura des bas, et ceux-ci seront peut-être en haut, lorsque nous serons en grimpe, car montée il y aura…  je ne sais pas comment va s’écrire le récit de cette journée, je me laisse guider par mes pieds, par mon souffle.

À quatre jours de LA course
La coureuse est fébrile
Partir à l’aventure

Dans mon cours de création littéraire d’hier soir nous explorions la poésie.  Pour ma part c’est une sphère de la littérature que je n’ai à peu près pas exploré dans mes écrits, ni dans mes lectures…  je ne crois pas y avoir un grand talent, je n’y connais pas grand-chose, c’est ce que je croyais au départ.  J’y allais donc avec une grande ouverture, le désir de me prêter au jeu, de participer et surtout d’apprendre.  Et encore une fois j’ai appris. 

J’en reviens au Bromont Ultra…  il était bien présent lors des exercices de la soirée…  comme quoi je ne cours pas qu’avec mes jambes, mais également avec mes mots.  Quand je dis que la course c’est ma vie, en voici encore un exemple….  elle coule dans mes veines et laisse ses marques partout autour de moi.

Voici donc mon premier essai de poème, et peut-être le seul de moi dont vous aurez la chance de lire…  mais qui sait…  car... on ne sait jamais…  et plus que jamais je me laisse guider par mes mots, je suis mon instinct, je ne me limite pas dans mes écrits, je n’essais plus de contrôler la fin et la finalité de mon texte…  j’écris, je me livre, je puise tout au fond de moi…  comme dans un ultra.

Vous voyez que la course c’est la vie, c’est ma vie!

Pour vous mettre en contexte, pour créer ce poème, l’animatrice de l’atelier nous fesait écrire des mots sur une feuille en faisant un exercice, et il en ressortait deux mots à la fin.  Mots à partir desquelles je devais m’inspirer afin d’écrire….  d’écrire ce qui serait mon tout premier poème de plus de trois lignes…  et vous ne serez pas surpris de lire qu’il s’agit des mots «Plaisir» et «Course»!

Il en va ainsi de ma tentative de poème…  non, de MON poème….  le mien à moi écris par moi à ma manière,  avec mes émotions….  ce que j’aime de l’écriture c’est qu’on ne peut pas juger l’écrit de l’autre.  Bien sûr, on peut aimer ou ne pas aimer, mais on ne peut pas juger.

Dans quatre jours je vais courir
Courir pour le plaisir
Le plaisir de me dépasser
55kilomètres à courir
Dans les montagnes de Bromont
Plaisir de revoir les coureurs
Courir dans les champs, dans la forêt
Des heures de plaisir à venir
La fébrilité est là, le stress aussi              
Mais pas la peur
Il y a quelque chose de grisant à se dépasser
Aller puiser au fond de soi
Pour le plaisir de courir
Plus loin et plus loin encore

Je fais mes ateliers de création littéraire avant tout pour le plaisir, je les fait pour moi et moi seule… mais je ne vous cacherai pas mon désir non caché d’écrire…  d’écrire un livre…  un rêve que je caresse depuis ma jeune vingtaine…  et je me sens de plus en plus près de le réaliser.  Je ne connais pas la forme que celui-ci prendra…  je me laisserai guider par mes mots, par mon inspiration.  Car c’est pour moi avant tout que je le fais.
 
Au plaisir,
 

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)



p.s. voici ce qui m'attend dimanche matin...  dès 7h30am à Bromont...  le temps limite est de 10h, je serai donc de retour au plus tard à 17h30...  si je ne veux pas passer sous la table pour le souper!!



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire