mardi 22 mars 2016

Réflexion matinale

Analogie course et écriture!

Alors que dehors tout est noir, ma page est blanche.

Levée tôt pour me rendre au travail à la course. Je fais mon réchauffement. Je laisse courir mes doigts sur mon clavier.

Courir ou écrire demande de la rigueur. C'est pas mal similaire.

De ce temps-ci j'écris un peu moins à vos yeux... mais j'écris toujours... mais sans le publier. Je fais des essais de texte. Je ne cacherai pas qu'un jour j'aimerais bien écrire une nouvelle ou même un roman… qui sait. J'ai le fil conducteur, l'histoire se dessine tranquillement. Mais il reste énormément de travail d'écriture à faire. Et ça demande du temps et de la rigueur... comme un entraînement pour un ultra... de là peut-être ma difficulté à mener les deux de front, tout en travaillant et avec tous les à-côtés de ma vie.

Faire des choix, c'est ce que je fais de ce temps-ci. Je choisis où je mets mon temps libre.

Je lis beaucoup. J'ai besoin de ce calme que m'apporte la lecture. Je sais, ça en surprend toujours quelques-uns. Comme si calme et moi dans la même phrase ça ne pouvait pas aller!

Je me cherche un peu au niveau de l'écriture. Je cherche mon style. Je ne veux pas seulement rédiger pour mon blogue ou mes chroniques dans le web magazine. Je veux plus. Je veux différent. Je me cherche.

C'est comme la recherche de notre distance parfaite et «pace» parfait à la course. J'imagine que lorsque j'aurai trouvé, je pourrai prendre ma vitesse de croisière. Mon pace marathon «confortable». Et écrire.

Écrire c'est comme la course. Il faut faire un «warmup», se réchauffer, griffonner. Il faut le faire régulièrement. Écrire tout ce qui passe dans notre tête. Parfois on a de belles surprises. On ne sait jamais trop ce qui va en ressortir. Comme quand on part courir. On ne sait pas trop comment ça va aller. Il y a toujours cette petite crainte.

Je dois cesser de me censurer!



Marly ;-)
La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)


Un kilomètre à la fois… et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

lundi 22 février 2016

Spontanée!!

Courir pour le plaisir… courir pour accompagner quelqu’un dans sa course… et non pas dans notre course… c’est une grande différence, ça veut dire s’adapter à son rythme à lui, ne pas prendre les devants.  Respecter sa vitesse, et ses arrêts au besoin, même si nous, nous pourrions courir plus vite.  Ce n’est plus notre course, c’est SA course.  On est là pour l’accompagner, et s’assurer que sa course se fera dans le plaisir, qu’il en gardera un bon souvenir, qu’il y apprendra quelque chose.  L’encourager, mais sans exagérer… lui parler, mais pas trop non plus.  Lui laisser ressentir les bienfaits de la course, se retrouver seul avec soi-même, réfléchir!  N’oubliez pas : «Running is cheaper and better than therapy».

Après la course, revenir sur les moments forts, sur ce qui a bien fonctionné. Lui faire un rappel de quelques valeurs importantes… lui expliquer qu’il s’est respecté lors de cette course, en marchant à quelques occasions le temps de reprendre son souffle… et surtout la persévérance dont il a fait preuve, en complétant son 5km.



Voilà ce que j’ai vécu ce dimanche au Demi-Marathon des Glaces à Ange-Gardien en accompagnant mon fils Alexandre qui a 11ans sur SON 5km à lui.





Moi qu’est-ce que cette course m’a apporté…???…  beaucoup… dont certaines choses que je n’arrive pas à mettre des mots dessus...  Je me sentais zen, relaxe tout au long de la course.  Je sais que ça fait la différence pour lui que je sois à ses côtés, que ce soit lui qui mène la course… sa course!



Avant d’arriver dans les derniers mètres je lui ai demandé s’il voulait franchir la ligne d’arrivée seul ou s’il voulait que je la franchisse en même temps que lui.  C’était important pour moi de savoir, car c’était sa course à lui, et non pas la mienne.





Cette médaille l’accompagnera lors des jours plus difficiles, il pourra repenser à ces moments magiques.




La course c’est bon à tout âge et ça nous apporte beaucoup au plan psychologique, beaucoup plus qu’on ne le pense.  Et que dire des bienfaits physiques.  Et cela peut importe l’âge!!

Et que dire de mon mini Charles-Olivier 8-1/2ans qui court plus vite que l’éclair.  Je ne crois pas que je pourrais le suivre sur son 1km… il rentre ça autour de 4min… il a fait une superbe 5e position.  Je sais que le chrono ce n’est pas ça l’important, mais pour lui ça fait toute la différence.  Lors de la course je retrouve un petit gars différent.  Il est sérieux et concentré, et tu vois qu’il prend ça à cœur, qu’il donne le meilleur de lui-même.  Avec le temps il apprendra à le transposer dans la vie de tous les jours!  Concentration, détermination, focus.

Courir une course officielle hier, m’a redonné le goût de courir… je sais, ça peut vous paraître un peu bizarre, car je n’ai pas cessé de courir… diminué un peu de la mi-octobre au début janvier, mais jamais cessé de courir… j’ai de la difficulté à l’expliquer, mais ce matin j’avais juste le goût de courir… et comme par hasard, mon inspiration qui avait fait défaut dernièrement, me revient… je laisse mes doigts courir sur le clavier… j’y vais de façon spontanée comme ça me vient, j’essaie de ne pas contrôler ce qui en sort, d’être le plus fidèle à mon sentiment présentement.

Ce que j’aime le plus des événements de courses…  voir les gens, jaser avec eux… ça m’apporte beaucoup plus qu’un chrono.  Partager, échanger, se motiver, se donner une petite tape sur dans le dos, prendre des selfies, rigoler!

Tellement que je n’ai pas eu la chance de voir toutes les personnes que j’aurais aimées, car il faut bien prendre le départ de la course… on manque de temps!

Courir pour le plaisir… c’est aussi transmettre ce plaisir… c’est courir pour autre chose que pour le chrono… c’est courir pour autre chose que pour l’accomplissement de soi… juste courir et sourire, croiser les autres coureurs et les encourager… juste courir avec son cœur d’enfant!  

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage. 

Marly ;-) 
La course pour moi c'est laVIE...  c'est MA vie ...:-)

vendredi 8 janvier 2016

Rétrospective 2015... Direction 2016


2015 une année hyperactive  une vie bien occupée  comme je l’aime…  c’est MA vie! 
2016 sera à son image...  à mon image...  je poursuis ce que j’ai commencé en 2015…  et plus encore!


Une vie occupée je vous disais…  oui, mais pas surchargée…  et surtout, tout ce que je fais je le fais pour MOI, parce que moi j’ai le goût de le faire…  je ne le fais pas pour épater la galerie, ni pour faire plaisir à Pierre Jean Jacques!  Ça aide grandement à entreprendre de grands projets, quand on le fait pour les bonnes raisons!!!

Avant de prendre le départ pour la nouvelle année, avant d’entamer 2016…  j’ai fait une rétrospective de mon année 2015…  j’aime bien prendre le temps de regarder le chemin parcouru au cours de l’année…  pas seulement en terme de kilomètres de course, car même si ma vie c’est la course, il n’y a pas que la course qui me fait vibrer.

Constat de 2015
J’ose plus que jamais, je fonce!
Le pire qui peut arriver, c’est que ça ne fonctionne pas!

Je vais y aller un peu pêle-mêle…  pas par ordre d’importance, ni par ordre de concrétisation…  j’y vais simplement, juste comme ça, juste comme moi!

2015 l’année où mes projets prennent de plus en plus forme.
2016 l’année où je les poursuivrai, et où de nouveaux projets prendront forme.

2015 l’année de l’ambassadrice en moi!  C’est tout un honneur et un grand bonheur d’être choisie pour représenter une marque, un slogan, une compagnie!!!
Brooks m’a fait confiance, on trouvait que je représentais bien leur slogan «Run Happy»…  vous en pensez quoi?? Moi j’approuve à 100% ;-)
La Maison de la Course est venue me chercher pour être co-ambassadrice…  «the girl next door», la fille en laquelle les coureurs et surtout les coureuses se reconnaissent.
Brix a reconnu mon petit bec sucré…  et je poursuis avec XactNutrition…  sans oublier Les Courses Gourmandes, bien entendu.
WoW, je réalise comme je suis chanceuse d’être si bien épaulée dans mes projets!  Car dès que j’ai un projet ils sont prêts à embarquer avec moi, à m’épauler… ils me suivent dans mes folies…  «priceless»!!!
2016 l’année où je poursuivrai avec tout ce beau monde, et qui sait où cela me mènera.

2015 l’année de mes premières chroniques dans un VRAI magazine, et non plus seulement sur mon blogue personnel. On m’a offert la chance de pouvoir écrire sur LA motivation rien de moins, dans le web magazine 10.21.42, où j’ai rédigée 7 chroniques au cours de l’année 2015.
  • Magazine du mois d’avril… à la page 28
  • Magazine du mois de mai… à la page 34
  • Magazine du mois de juin… à la page 32
  • Magazine du mois de juillet… à la page 37
  • Magazine du mois d’août… à la page 40
  • Magazine d’octobre-novembre  à la page 48
  • Magazine du mois de décembre-janvier  à la page 26

2016 l’année où j’ai MA chronique «Carte ROSE» dans le tout nouveau web magazine sur la course à pied PARCOURIR…  on me fait assez confiance pour me donner ma chronique à moi, sans aucune restriction…  on me donne carte blanche. Par ici pour lire ma première chronique de l’année… vous me retrouverez à la page 11.

2015 l’année de MA première conférence, qui a fait boule de neige.  Son titre «De la fille de la bibliothèque à l’école secondaire, à ultramarathonienne à 40ans».  Je l’ai donnée de Dolbeau à Drummondville, de Québec à Ste-Thérèse…  je ne compte plus le nombre de fois où j’ai partagé ma passion, partagé mon expérience!  Parler de mon parcours…  vous jaser de comment je suis passé de la fille sédentaire à la fille active…  à la passionnée que vous connaissez aujourd’hui!

2016 l’année où je poursuivrai dans cette voie…  en ajoutant quelques conférences au menu…  dont celle qui est présentement d’actualité «Courir dehors, même en hiver!»…  mais j’en prépare deux toutes nouvelles «Comment débuter la course en sentiers» question de donner le goût aux gens d’en faire l’essai…  et également «Préparer son premier ultramarathon en sentiers» ou démystifier l’ultra en sentier, démontrer que c’est possible.  Tout cela à mon image, de façon simple!

2015, c’est le début pour Les Mardis de Marly…  un rassemblement de coureurs les mardis soirs à 18h30 au Parc de la Cité à St-Hubert…  pourquoi…  seulement pour courir pour le plaisir, pour ne pas être seule, pour encourager les gens tout simplement.
2016 Les Mardis de Marly sont là pour rester…  et qui sait s’ils ne seront pas plus loin encore ;-)

2015 le Défi Gars vs Filles a rassemblé plus de 150 coureurs au Parc Maisonneuve le 22 novembre dernier…  et les filles l’ont remporté haut la main en accumulant plus de km que les gars…  une belle course amicale et gratuite, sans prétention…  seulement du plaisir!
2016 le Défi reviendra le 20 novembre…  réservez cette date à votre agenda…  détails à venir.

2016 je veux poursuivre sur cette voie, partager ma passion de multiples manières…  que ce soit à l’écrit ou en rencontrant les gens.  Pour ne rien manquer vous pouvez suivre ma page Courir avec les amis :-)

2015 c’est aussi l’année de La Collection deMarly…  créé grâce au talent de mon FAN#1 jumelé à mes mots…  à ma PASSION pour la course.  J’ai osé et le résultat est vraiment fantastique.
2016 nous poursuivons en ce sens…  des idées ce n’est pas ce qui nous manque!


2015 j’ai eu la surprise d’avoir une entrevue avec Daniel Lequin pour son blogue sur RDS.ca…  le voici si vous ne l’avez pas encore lu…  il a fait réellement un bon portrait de qui je suis…  MOI!

En conclusion…  tout plein d’autres beaux projets sont à mijoter présentement…  tous en lien de près ou d’un peu plus loin à la course…  certains sont sur le point d’être annoncés…  je n’attends que le GO… «stay tune» comme on dit!

Pourquoi tant de projets…  car c’est ce qui me «drive», je me sens vivante, je me sens MOI!

Et voilà quand je dis que la course c’est MA vie…  je ne fais pas que courir, mais ma vie tourne autour de la course, car c’est MOI qui en décide ainsi.

2015 Ah oui... et j’ai aussi fait pas mal de kilomètres de course…  tout près de 2800km…  pas tous faciles, oh que non.  Un marathon (Ottawa) et deux ultramarathons en sentiers (Blue Mountain & Bromont Ultra)!
2016 je vous le dévoilerai sous peu, dans une prochaine chronique.


Merci de me suivre, je vous souhaite une bonne année 2016!!  
Soyez fiers et osez!!!

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)

mardi 29 décembre 2015

Tomber se relever



Tomber me relever

Prendre du recul
Regarder derrière
Tout simplement regarder et prendre des notes
Ne pas regretter, seulement regarder
Apprendre de mes expériences
M’en servir pour avancer
Pour aller plus loin
Plus loin encore



Les mois de novembre et décembre n’ont pas été des plus faciles…  bref, depuis le Bromont Ultra je traînais un peu beaucoup de la patte!

Mais où était passé mon inspiration à écrire…  celle qui me permettait de garder mon blogue vivant…  elle était probablement au même endroit que ma motivation et ma discipline à m’entraîner et bien m'alimenter…  c’est d’ailleurs la question que je me posais dans ma dernière chronique de 2015 pour le web magazine 10.21.42… où était ma motivation?
  
Elle est passée où la mienne…  la mienne à moi…  MA motivation?!?!?  Je vous en parle depuis le début de l’année de cette motivation…  et bien voilà que moi aussi je semble l’avoir perdue…  momentanément dois-je l’avouer.  Au moment d’écrire ces lignes, à la mi-novembre, elle recommençait à se pointer le bout du nez…  un tout petit mini peu…  elle n’est pas encore tout à fait de retour, mais j’ai grandement confiance.  Mais comment ce fait-il moi je l’ai perdue…???...  Voyons, c’est impossible, j’en ai tellement.  Comment cela a-t-il bien pu m’arriver à moi…???...  pour lire la suite (ici page 26)

Ma motivation était  en vacances depuis la mi-octobre.  Mais oui, ça fait du bien des vacances aussi…  mais là fini les vacancesJe reprends ma plume, l’entraînement et ma discipline.

Très peu de gens le savaient…  j'ai hésité à l'écrire, surtout hésité à le partager, à vous le partager publiquement à tous, à vous que je connais, et ceux que je ne connais pas personnellement.  C'est faire preuve d'humilité je crois, c'est être honnête…  envers moi surtout, envers moi en premier.  Pourquoi je vous en parle… tout simplement parce que je sais que je ne suis pas la seule à vivre ce creux de vague… certains m’en ont parlé ou écrit…  si mon expérience peut servir à vous encourager, à vous montrer que vous n’êtes pas seul!


Tomber, se relever...  c'est ce qui m'arrive!




J'ai fait un crash post-ultra...  et même que ça avait débuté sournoisement 2 semaines avant...  bref, je viens de traverser quelques semaines difficiles côté entraînement et alimentation... C'Pas long que je reprends un 10lbs moi...  après Bromont, à la mi-octobre, j'ai pris ça relaxe, pas le choix j'y ai gagné une otite, et pas mal beaucoup énormément de fatigue... mais après quelques jours ultragirl repart...  erreur…   erreur majeure...  mais tsé j’suis forte moi, je suis pleine d’énergie, je peux en prendre encore et encore des kilomètres.  Lors d’un entraînement fin octobre ma course n'allait pas du tout...  essoufflée, mal partout... etc...  bref, 5 jours de repos total de tout entraînement...  et quand l’entraînement ne va pas, et bien on dirait que l’alimentation va dans la même direction de chnoutte…    grrrrr...  depuis le début du mois de décembre je suis de retour à l’entraînement sur une base régulière…  mais avec pas de beaucoup de kilomètres de course à mon actif…  car repartir sans guérir un petit bobo, et bien il deviendrait plus gros…  pas de chance à prendre, traitons avant que la situation n’empire…  ce que j’ai fait.  Là je suis en phase guérison, et j’ai repris la course il y a quelques jours.  J’en ai donc profité pour faire un entraînement différent…  non ce n’était pas cool de ne pas courir pendant plusieurs jours, mais ce serait encore moins cool de scrapper ma saison de course 2016, avant même qu’elle ne débute. Comme mon énergie était de retour je l’ai dépensée dans les cours de spinning et à pousser de la fonte au gym!   Je recommencerai à accumuler les km de course graduellement en janvier, afin d'être prête en février à suivre le plan d’entraînement de 16 semaines pour le Marathon d'Ottawa à la fin mai.

Depuis juin j'avais travaillée fort dans le but de retrouver mon poids, celui où moi je me sens bien, où je me sens moi. J'y étais arrivée à la sueur de mon front, tant lors de mes séances de musculation au gym, que dans mes km de course. J'y étais arrivée...  je le dis dans mes conférences...  tout est possible, il suffit d'y croire ET d'y mettre les efforts...  mais voilà que je viens de faire un ou deux pas en arrière. Mais ce n'est pas grave, l'important est d'avancer à nouveau. Et je le sais...  tout est possible!  C’est moi-même qui le dis ;-)

Droit devant
Aujourd’hui je peux dire que je me sens prête, je me sens recentré sur mes objectifs!  La forme, la motivation, la discipline et la persévérance vont revenir, je le sais, je suis passé par là dans le passé…  mon plus gros défi est de revenir sur le droit chemin côté alimentation…  je suis comme dans des montagnes russes…  et mon corps ce sens comme ça!


L’autre matin je marchais vers le gym en me disant que je me devais de partager ce passage à vide.  Non pas pour vous faire peur, pas pour vous dire de cesser de vous dépasser, surtout pas.  Mais tout simplement pour vous dire que ça arrive...  et qu'on peut se relever....  et surtout qu'il est important d'être attentif aux signes.

Je réalise que j'ai un impact, que j'influence autour de moi. Je me devais d'être honnête et de vous faire part de ce que je vis.  Loin de moi la prétention d'être une spécialiste. Cette chronique n'est pas scientifique. Il ne s'agit que de mon expérience de coureuse passionnée.
  

Un pas à la fois et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage….



Marly le :-) ROSE Run'Her
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)


lundi 12 octobre 2015

Bromont Ultra, tu m’en fais voir de toutes les couleurs…

Fière d'avoir fait le 55km du Bromont Ultra!!!

Alors que je grimpais, plus en mode escalade qu’en mode course…  le gars devant moi me demande…  et puis Marly as-tu une idée de ta première phrase pour ton prochain blogue…???...  à ce moment-là, ça aurait été : «lundi matin je vais m’inscrire à un cours d’escalade»…  c’est que dans le tout début de la course, nous devions utiliser une corde afin de nous aider à grimper dans la piste, et ainsi nous rendre au sommet!

Mais en cours de route c’est devenu «Bromont Ultra, tu m’en fais voir de toutes les couleurs»…  et ce pour de multiples raisons.
Dans un premier temps je veux revenir sur le avant…  avant le départ…  donc, bien avant mon arrivée!
 
Avant…
 
Voici dans un premier temps mes pensées et mes écrits d’avant la course… 
Avant c’est la fébrilité, l’angoisse, le stress, le «taper», le bout plate…  ce que j’aime le moins de la course…  moi j’aime courir, et m’entraîner à n’en plus finir  j’aime prendre le départ de la course avec toute sa fébrilité, l’ambiance de la ligne de départ…  j’aime franchir les km et les km de l’ultra, même si ce n’est pas toujours facile  j’apprends énormément sur moi, sur la vie, sur ma vie à moi pendant ce périple, pendant ce que j’appelle mon chemin de Compostelle à moi…  mais ost** que j’aime pas les 2 semaines avant…  et même encore plus les 2 journées avant…  ce moment-là où le doute s’installe  je me sens perdu, désorienté, peut-être est-ce simplement le manque d’entraînement des derniers jours, entrainement qui apporte l’équilibre à ma vie, qui pour moi est tout aussi nécessaire que manger et dormir et passe avant même de me laver…  ça, c’est une blague, mais si peu. M’entraîner c’est essentiel à ma vie à moi…  certains me jugent, car je cours beaucoup, je cours après quoi c’est une question qu’on me pose régulièrement…  je cours après mon bonheur, je cours après mon équilibre, je cours pour moi «that’s it»…  je ne vous demande pas de courir autant que moi, je ne vous demande même pas de courir…  mais svp respectez mon choix à moi de courir à en perdre haleine!
 
Je vous écris comme ça sort, je me relis un peu, mais je tente le plus possible de ne pas changer l’essentiel, de vous faire vivre comment moi je me sens au moment où j’écris ces mots…  où j’écris ces lignes…  ça sort un peu tout croche, avec plus ou moins de cohérence parfois…  mais c’est comme ça que ça sort, avec toute ma spontanéité.
 
Dans le noir de la nuit
Vers Bromont nous allons
Coureuse fébrile
 
5h35 dimanche matin, on prend la route…  la route vers Bromont…  vers mon Bromont Ultra  55km…  mon dernier et ultime objectif de 2015  aussi, probablement celui qui me permettra de prendre des décisions pour 2016.  Ce sera l’occasion de passer du temps seule avec moi-même, loin du brouhaha du quotidien.  Dans une telle course, je me retrouve souvent seule et c’est bien parfait ainsi, pas de pression, ne pas essayer de suivre, ne pas avoir l’impression d’attendre.  Être à mon rythme à MOI.  Celui qui me convient à ce moment-là!

 
 
Signal de départ
Les coureurs s'élancent
Km en vu

 
Je ne vais pas vous décrire le parcours de mon 55km kilomètre par kilomètre…  ce n’est pas moi ça…  mais je vais vous livrer comment je l’ai vécue moi et moi seul…  et aussi seule…  car cet ultra je voulais le faire seule avec moi-même, meilleure partenaire…  j’avais besoin de ce moment pour moi  pour me centrer, pour me recentrer.  J’ai beaucoup de projets en cours, je veux être certaine d’être dans la bonne direction  être dans ma direction à moi.  Tous ces projets je veux les faire pour moi et pour moi seule…  par pour épater la galerie, par pour plaire aux gens…  pas pour Pierre Jean Jacques…  juste pour moi…  pour réaliser quelque chose…  et réaliser quelques rêves que je caresse depuis des années pour certains.  Et on dirait que depuis le début de l’année 2015 les étoiles sont finalement alignées  certains projets sont déjà entamés, d’autres sont sur la table à dessin, alors que certains mijotent encore dans ma tête.  La vie et la course placent des personnes merveilleuses sur mon chemin.  Certaines de ces personnes m’aident à orienter mes projets, parfois même sans le savoir.

Pendant mon 55km, j’ai pris le temps  le temps de respirer l’air frais, de profiter des paysages… et dès le premier ravito j’ai décidée de partager mon expérience «live» sur mon FB…  Les Aventures de Marly en direct  je savais que plusieurs me suivaient!!! 

Ravito du 18e km... tout va bien... je poursuis!!!

 
24km je me recharge

En direct de LA montée du 29e km... besoin d'un petit boost!!!!
 
Photo prise au 32e km...  je «match» avec le champ de fleurs!
 
Ravito du 36e km je repars... qq crampes au km 32...
 là mes jambes commencent à souffrir...
 mais le mental va bien!!
Run Happy
 
Moins de 7km à parcourir... marche/course... jambes en feu... moral A1
 
Ça monte en ta***
Et encore
Et encore plus


Continuer à enfiler les km, malgré la douleur dans mes jambes… car il n’était pas question d’abandonner, je suis une battante… je veux montrer que rien ne vient sans effort… que tout est possible… même pour une fille bien ordinaire, de faire un ultramarathon en montagne. Cette force que je puise tout au fond de moi me servira un jour, j’en suis certaine, car maintenant je sais que je suis forte.
Franchir l’arrivée…

À mon arrivée je suis bien contente que ce soit terminé  je suis FIÈRE d’avoir franchie «enfin» la ligne d’arrivée  9h24 après mon départ…  c’est long longtemps  et ma première pensée…  je suis tellement contente de ne pas avoir fait le 80km  d’avoir résisté à la tentation de m’inscrire à cette distance qui me fait de l’œil.  Je viens encore une fois d’en avoir la confirmation, je ne suis pas prête pour une telle distance.  Je suis fière d’avoir respecté le «feeling» que j’avais après mon ultra à Blue Mountain en juillet dernier.  Cela malgré quelques questionnements par la suite…  faire ou ne pas faire le 80km…  fiouuuu…  car j’en ai eu bien assez de mon 55km, qui était de plus de 55km comme toute course de trail.  Ceux qui font des distances plus longues ont toute mon admiration, chapeau, vous êtes inspirant.

Aussi, après 2 ultras de plus de 50km en 12 semaines, j'en viens à la conclusion que c'est le max que je peux faire... tout en gardant du plaisir. C'est mon max à moi ;-)
 
Bonheur de franchir la ligne d'arrivée

Trouver la force de courir le dernier km pour franchir l'arrivée
 
 
Remise de LA médaille


Aller au bout de soi


Insatisfaite malgré tout…

Suis-je une éternelle insatisfaite…???...  en passant cela n’enlève rien à la fierté que j’ai d’avoir fait les 55km de l’épreuve, car oui, pour moi c’était une épreuve…  serais-je un jour tout à fait satisfaite…???…  et je ne parle pas seulement de chrono en disant ça…  je trouve qu’encore une fois j’ai beaucoup trop marché  je dois trouver pourquoi ou plutôt comment y remédier  pourquoi jusqu’au 36e km tout va relativement bien, voir même très bien par bout…  sauf une méga crampe au 32e km…  et qu’ensuite tout semble basculer et mes jambes sont très douloureuses…  pourtant je sentais que mon énergie était bien présente, probablement ce qui m’a aidée à conserver mon sourire!

Parlant de mon sourire  je dois avouer, me confesser, que bien non il n’a pas toujours été avec moi  voyons, on parle ici d’un ultra, d’une course que j’ai pris près de 9h30 à compléter…  mais où est-ce que je l’ai perdue…???...  dans la dernière grosse montée de la montagne…  ça devait bien faire la 4e fois qu’on la montait…  ou si c’était trois…  peu importe…  je ne suis pas une grimpeuse, mais bien une coureuse  alors quand je ne cours pas depuis un certain temps ça mine un peu mon moral  et après la dernière descente dans une piste de ski alpin double-losange mon sourire était tout près d’être invisible…  ben non ce n’est pas l’fun tout le long un ultra  mais je n’ai pas sombré dans le «dark side of the moon» comme ce fût le cas pour moi l’an dernier lors de mon 65km de l’uthc!


Un grand constat  je n’endure pas la douleur  courir avec le mal aux jambes, faire comme si la douleur n’y était pas…  non, je ne suis pas capable…  j’ai beau essayer, je n’aime pas avoir mal.  Je n’arrive pas à la gérer cette douleur, à la faire taire, à la mettre de côté, on dirait qu’elle prend le dessus et m’empêche de focusser sur mon objectif.  Elle vient gâcher le party.


Ce que j’aime par-dessus tout de la trail…  des ultras…  c’est que ça te permet de faire de belles rencontres, de partager quelques km en placotant avec d’autres coureurs…  je n’ai pas passé tout mon temps seule…  juste assez.
 

Constats 
Je pars trop vite
Je n'aime pas vraiment grimper des pentes de ski
Je déteste descendre des pentes de ski double-losanges
J'aime les beaux petits sentiers «roller-coaster»
J'aime courir
Je marche parfois plus vite que je ne cours


Repos
Ralentir
Récupérer
Repartir


Il parait qu’on est plus fort que ce que l’on croit… disons qu’hier et encore en ce lendemain, j’en doute…  je suis encore sous l’émotion, la fatigue et surtout toute courbaturée!
 
Je ne dis pas plus jamais je ne ferai  mais je dis que je ne me sens pas prête à plus  et là maintenant, je n’ai pas d’ultra en trail au menu en 2016  mais oui, je laisse une porte ouverte  la possibilité  mais je laisse aussi une porte ouverte à ne pas en faire…  mes objectifs de début de saison sont clairs dans ma tête depuis déjà quelques semaines…  mais là premièrement je prends un repos  un repos actif dans mon cas, car l’inactivité ne me va pas bien du tout…  physiquement et mentalement  ensuite je reprends la route…  oui, oui la route comme dans course sur route  je reprends les intervalles…  et aussi la diversification dans mes entraînements…  mes 2 premiers «vrais» objectifs de 2016 sont le Demi-Marathon de la Banque Scotia à Mtl à la fin d’avril et le Marathon d’Ottawa à la fin de mai.  Pour m’y rendre je prendrai le départ de quelques courses de courtes distances…  je dois travailler ma vitesse...  et non je ne vise pas l’élite  je vise à me dépasser moi pour moi…  le goût de revivre l’adrénaline de la vitesse  et honnêtement, présentement je n’ai pas le goût de courir pendant 10h!
 

Au lendemain…

Ce matin... le jour d'après... un mot, cinq lettres... REPOS!! Je suis courbaturée comme jamais... un bon café, mon ordi et le début de la rédaction de ma chronique pour mon blogue!!!  Voilà le message que j’écris sur mon Facebook.  Je n'ai pas d'autre choix... sérieux je ne me souviens pas d'autant de courbatures... en 4 ultras et 6 marathons... je crois que c'est une première...
 

Tomber
Se relever
Encore
 

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)