jeudi 17 septembre 2015

Courir pour le plaisir... dans la nuit!!!


J'ai fait la «Night Race» vendredi le 11 septembre dernier...  c'était dans le Vieux-Port de Montréal... un 5km, qui ne donne pas 5km... mais plutôt 4.9km... mais ce n'est vraiment pas grave... je participais à cette course par pur plaisir tout simplement...  mais bien honnêtement, après quelques minutes de course...  j'ai décidée de pousser...  pour voir...  juste pour voir...  et savoir...  savoir où j'en suis moi, en terme de vitesse.  Je ne fais pas de training de vitesse depuis quelques années... bref depuis 2012, où j'ai plongée dans le monde de l'ultra marathon.  Mais, j'ai comme objectif d'en refaire des petites vites, et elles seront de plus en plus vite ;-) ...  alors pour ce premier test, je suis vraiment contente de voir que je peux tout de même tenir 5:27, je m'attendais à plus lent un peu... Happy Girl Run Happy :-D

C'est rare que je parle de vitesse sur mon blogue, car ce n'est pas pour le chrono que je cours...  mais je dois avouer…  je dois me confesser que dans mon plan 2016, la vitesse...  ma vitesse à moi, par rapport à moi...  va s'améliorer...  au début j'avais écrite devrait s'améliorer, mais comme je vais travailler en ce sens, elle va s'améliorer.  Pourquoi…???...  la question c’est plutôt pour qui…???...  tout simplement pour moi...  pour revivre l'adrénaline de courir plus vite, le plaisir et la fierté de m'améliorer moi par rapport à moi…  pour vivre l'adrénaline du dépassement de soi.  Depuis les dernières années je vie tout ça, mais par la distance...  en faire plus, toujours plus était pas mal ma devise!  Je n'abandonne pas l'ultra, ni mon rêve du 80km...  il est toujours là dans ma tête.  Mais je vais prendre un petit tournant



Au moment de faire mon inscription pour la Nigth Race de Montréal, j'avais fait le choix du 10km...  j'ai comme l'habitude de toujours m'inscrire à la plus longue distance offerte...  mais courir le soir pour moi, ce n'est pas trop ma tasse de thé...  je suis une coureuse matinale, ultra-matinale...  donc en arrivant sur le site, bien à l'avance...  j'avais plus ou moins le goût de courir. Je décide donc de changer mon 10km pour le 5km. Ma première raison, c'est que le lendemain matin je fais une longue sortie de 30km planifiée avec une amie. Et que ma priorité à 4 semaines du Bromont Ultra doit se trouver là. Chaque chose en son temps. L'organisation a procédé à mon changement sans sourciller, ni poser de questions... j'adore!

Sur la ligne de départ je ne sais toujours pas quelle sera ma stratégie...  je voulais me placer vers l'arrière du peloton... mais je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, mais en placotant je me suis retrouvée pas mal au premier rang...  donc à 20h30 tapant preuve Suuton à l'appui... le départ est donné. Je pars mollo, dans le pas mal devant du peloton tout de même. À peine 400m plus tard je me sens bien, je me sens à MA place et prends LA décision... ouvrir la machine, MA machine. Je décide de tester ce que j'ai en dedans. Je n'ai pas fait ça depuis des années. À la fin de 2011, suite à des blessures sur la route, je me suis convertie en fille d'endurance en laissant ici pas mal tomber les entraînements par intervalles.... alors de la vitesse mon corps ne connait plus ça. Je dis souvent que j'ai une seule vitesse... la mienne à moi au moment présent. Celle que je trouve là.

Je disais donc...  1-2-3 GO!!!!!! le signal de départ est donné...  même devant les premiers mètres sont assez relaxe...  et après le premier virage certains ouvrent la machine...  et me voilà envahie par le désir de voir...  voir de quoi moi je suis capable ce soir-là...  voir combien de temps je peux tenir accoté au fond comme on dit...  il est où maintenant mon max...  moi la fille qui ne fait pas d'intervalles...  moi qui court strictement en endurance depuis des mois et des années même....

Le premier km je me dit que je ne pourrai pas tenir...  mais ce n'est pas long que j'entre comme dans une zone de confort (pas si confortable)...  une zone où l'adrénaline est à son apogée... une zone que je n'avais pas visitée depuis des lunes...  j'ai fait mon 5km accoté au fond...  vider la tank comme on dit...  tout donné ce que j'avais moi, tout au fond de moi...  pour moi seulement, pas pour épater la galerie, pas pour Pierre Jean Jacques...   tout simplement pour le plaisir de me dépasser moi!!!!

Maintenant je sais où j'en suis en terme de vitesse...  et de là j'ai maintenant une mesure, et je pourrai voir au printemps ce que les intervalles hivernales vont avoir donné.

Car j'ai déjà pas mal identifié mes objectifs pour 2016...  oui, oui, je sais 2015 n'est pas terminée...  pas du tout terminée...  il me reste le 55km du Bromont Ultra à affronter que j'aurais envie de dire, mais je dirais plutôt à vivre!

Je suis fière d'avoir osé ouvrir ma machine. D'avoir changé ma distance. D'être sortie de ma zone de confort.

Je sais maintenant où je me situe moi par rapport à moi. Je sais où je veux aller. Me reste à travailler fort. Ça c'est mon projet hivernal ;)

Suivre mon instinct, mon feeling a été payant!


Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)


P.S. Ne vous inquiétez pas...  c'était 100% dans le plaisir...  preuve à l'appuie!!

Fannie arrache mes poils de bras....

 
Tattoo time ;-)
Je m'amuse avant le départ ;-)


2 athlètes RUN HAPPY :-D

TRIO Brooks :-D

dimanche 16 août 2015

Un demi ce n’est pas la moitié de quelque chose… c’est un tout…!!!...

 
 
C’est plutôt rare que je reviens sur une course que je fais dans un but d’entraînement…  mais j’en avais beaucoup trop long pour un simple «post» sur Facebook



Quand je cours je pense…  et ce matin en courant le Demi-Marathon des Vergers,  je me disais qu’un demi-marathon ce n’est pas une moitié de marathon…  ce n’est pas du tout le même «pace»…  la même vitesse…  c’est une distance en soit, et selon moi la plus belle distance en course sur route.  Ça demande de l’entraînement, mais pas le volume qu’exige le marathon, c’est beaucoup plus accessible.  

C’est avec un demi-marathon que je suis tombée en amour solide avec la course…  alors cette distance restera toujours ma distance préférée, même si je fais des marathons et des ultra-marathons.

Certains me disent…  «pour toi c’est juste un demi»…  surtout qu’il y a 4 semaines je faisais un ultra-marathon de 50K en trail, à Blue Mountain en Ontario…  mais la route et la trail ça ne se compare pas.  C’est certain que pour moi sortir et courir la distance de 21,1km ne me demande pas un effort extrême…  je dis bien franchir la distance… mais comme tous les coureurs j’aime bien me donner dans une course…  et je ne cacherai pas que j’aimerais bien dans un avenir plus ou moins loin, performer un peu plus sur la distance du demi…  bref, ce matin je voulais voir de quoi j’étais capable, avec pas d’entraînement spécifique au demi…  ce qui voulait dire que je ne savais pas trop où me placer sur la ligne de départ…  j’hésitais entre le lapin de 2h05 et celui de 2h10…  un bon conseil de Pierre le lapin de 2h05, part lentement et accélère si ça va bien…  et voilà il venait de me faire un rappel important!!
Hésiter entre deux lapins...  finalement dépasser les deux lapins :-D
Chaleur…

Ouffffff….  oui, il faisait chaud au Demi-Marathon des Vergers ce matin…  au final 37c avec l’humidimachintruc et le soleil…  mais nous avons été chanceux, car pour le premier 10km c’était plutôt nuageux, mais très humide…  j’avais prit la sage décision de porter ma ceinture avec mes 4 bouteilles, question de m’assurer une bonne hydratation

Et une grande première pour moi…  au 6-7e km j’avais tellement chaud que j’ai prit la grande décision de courir sans camisole…  et oui…  «striptease» sur la rue...  la liberté de la femme ce matin…  après avoir vue quelques gars topless, j’me suis dit «ce n’est pas juste», ils ne se gênent pas eux, pourquoi moi je serais gênée…  et hop j’enlève la cami…  l’attache avec un noeud à ma ceinture de taille…  de toute façon ma Moving Comfort est très jolie…  OMG….  sensation de liberté…  une autre de mes meilleures décisions du jour!
Fière de franchir la ligne d'arrivée!!

Merci Moving Comfort de faire de si beaux soutiens ;-)

Ma ceinture porte bouteilles et cami ;-)
La Petite-Caroline...

Bon j’avais zyeuté le parcours…  mais sans plus…  je savais qu’il y avait des montées, mais comme dernièrement mes longues sorties me mènent tout droit au sommet du Mont-Royal, j’étais confiante.
Mais La Petite-Caroline…  elle n’a rien de petite cette rue de Rougemont…  moi je connaissais La Grande-Caroline pour l’avoir rencontrée à vélo… dans son cas c’est un long faux plat montant...  mais là…  ouffff…  un beau défi ces montées…  car oui, il y a plus d’une montée sur La Petite Caroline et nous faisons la route aller et retour…  et ce matin j’avais prit la décision de courir tout le 21km…  pas de marche au menu pour moi…  je suis capable de courir 32km en entraînement, pas question de marcher sur le demi.  Car je dois «switcher» mon mental post-ultra, qui veut toujours marcher quand il voit une grosse montée…

Mais farce à part, le parcours se fait très bien, non il n’est pas facile, mais c’est un beau défi ce demi.  En plus nous avons de belles vues et traversons les vergers à deux reprises.  Un décors bucolique comme nous a habitué Les Courses Gourmandes!


«Work in progress»
Je le disais dans une récente chronique, je travaille fort présentement pour devenir une coureuse plus forte et plus endurante…  je suis vraiment dans la bonne direction…  le travail que je fais depuis deux mois avec Paméla Boucher commence à faire une vraie différence…  pendant la course je me sentais «top shape» comme ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivée!!!  Je poursuis dans la même direction, et après le Bromont Ultra (en octobre) je débute le travail pour retrouver un peu de vitesse, perdue avec mon gros volume d’entraînement en endurance des trois dernières saisons!
 
Social…
Ce n’est pas un secret, ce que j’aime tout particulièrement des course, surtout local, c’est de rencontrer les autres coureurs.  C’est toujours le fun de se revoir, de se jaser ça, de s’encourager, se remonter le moral, partager sur notre passion!!!








Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c'est la VIE... c'est MA vie... :-)
 

vendredi 14 août 2015

Persévérance à l’état pur…

Habituellement je vous parle de moi et de mes aventures… mais celle-ci est bien particulière…  il s’agit de la persévérance de mon fils…  mon plus vieux…  il a 10-½ ans!
Alexandre pendant sons réchauffement!!
Il participe aux Mercredis de Terrebonne, des courses de vélo de montagne…  événement très connu et couru dans le milieu du vélo de montagne.
Bref, mercredi le 12 août dernier je suis présente…  un pour le voir…  et aussi pour voir mon mini de 8 ans… Charles-Olivier, qui fait la compétition dans le volet Bibitte, donc qui reste au bas de la montagne.  Un beau défi pour des jeunes de cet âge.
Charlo ma Bibitte
Mais cette année pour Alexandre, le parcours le fait monter tout en haut de la montagne…  pas une énorme montagne…  mais vous qui courez savez combien il peut être exigeant, voir même difficile d’effectuer une montée…  alors imaginez pour un bonhomme de 10 ans…  et ajoutez comme facteur la bouette…  de la bouette solide, qui rend le tout glissant, dérapant, «spinnant» en montée!
Il prend le départ tout sourire, mais probablement avec une certaine crainte…  une certaine angoisse de ne pas savoir comment ça va aller ce soir…  nous, coureurs, vivons la même chose à chaque départ de course…  que ce soit au vélo ou à la course à pied, je suis convaincu que le «feeling» de la ligne de départ est similaire…  nous vivons les mêmes craintes et avons en même temps la même excitation qui vient avec l’adrénaline.
J’aime tout autant les départs de vélo que les départs  de course à pied…  j’aime entendre le bruit que ça fait sur le sol… le visage de tous ces passionnés qui vont tout donner… qui vont se dépasser eux…  car dans tous les sports nous sommes la personne à dépasser…  la personne à battre.
Alors pour en revenir à mercredi soir…  Alexandre fait la première montée, sans trop de difficulté… je ne dis pas que c’était facile, il a travaillé fort pour rester en selle, mais il l’a fait!
Alexandre au centre - plaque 666
Je me suis placée dans la montée pour l’encourager…  tout simplement car c’est l’endroit le plus difficile sur le parcours…  et quand je cours un marathon j’aime bien recevoir des encouragements dans les endroits névralgiques, là où on pense parfois à baisser les bras et laisser tomber notre objectif.
À la seconde ascension - plaque 666
Donc je suis toujours dans le premier tiers de la montée pour sa seconde ascension… et là… difficulté…  je vois son visage de détresse…  et il place un pied par terre…  et se met à marcher avec son vélo….  je l’accompagne donc à la marche jusqu’en haut de ladite montée…  je lui suggère de courir avec son vélo pour gravir plus rapidement, il me dit non…  c’est SA course à lui, il fait comme il veut.  Vaut mieux marcher la montée que de ne pas la monter du tout…  au moins il avance, il poursuit, il est toujours dans la course.  En haut je lui dit que je serai tout en bas de la montée pour son 3e passage de 4… que je l’attendrai pour l’encourager.
Il arrive à sa 3e montée…  je cours à côté de lui, une chance je porte mes runnings de trail , mes Cascadia pour ne pas les nommer…  je lui lance «aller montre moi que tu es plus fort que moi» et je poursuis l’ascension à la course… mais au même endroit que lors de la montée précédente il place un pied par terre…  je vois dans son visage que ça ne va pas…  il fait quelques pas et s’effondre, assis dans le gazon…  il prend de l’eau…  je lui suggère de reprendre la montée à la marche avec moi… à ce moment là il refuse… je suis un peu désemparer…  je suis sa mère, je veux l’encourager, mais je ne veux pas le pousser non plus….  c’est SA course…  je lui laisse un peu de temps…  et je lui dit «tu as le droit d’arrêter ici et d’abandonner Alex…  c’est toi qui choisis… c’est TA course»  et il me répond «je ne veux pas abandonner»…  alors on repart à la marche…  arrivée au sommet, je lui dit que je serai en bas pour la dernière montée…  de ne pas oublier de venir me le dire si jamais il prend la décision de ne pas poursuivre…
Mais je le sais qu’il sera là…  la pomme ne tombe pas bien loin de l’arbre qu’on dit…  et cette pomme là vient du même arbre que moi…  je dis souvent qu’il est un mini-moi!!
Le voilà qui arrive pour cette dernière et ultime montée…  je cours à ses côté jusqu’au moment où il place un pied à terreau même endroit fatidique que lors des deux montées précédentes…  comme quoi notre cerveau enregistre la difficulté…  j’ai vécu la même chose lors de mon dernier ultra, dans la descente du 40e km et de la fin.
Nous reprenons l’ascension à la marche…  à chaque montée, il reçoit énormément d’encouragement des gens qui sont dans la montée pour encourager…  pas de discrimination…  que tu pédale ou que tu marche ils t’encouragent, ils savent que c’est difficile…  je lui parle tout en montant… et lui dit qu’il est très persévérant, mais il me répond qu’il ne sait pas trop ce que ça veut dire…  et là je lui dit tout simplement, dans des mots pour un gars de 10 ans, que la persévérance c’est le fait de ne pas abandonner malgré la difficulté.  Et j’ajoute que c’est une très belle qualité.  Arrivée en haut, je lui annonce que je vais l’attendre au fil d’arrivée!!!
À l’arrivée c’est un petit gars fier qui franchi la ligne avec un sourire discret, mais je vois la fierté dans ses yeux!
En passant sous l'arche d'arrivée!!
Ce soir là, Alexandre a fait du vélo de montagne, mais pas seulement ça…  il a grandement apprit sur lui…  sur sa force de caractère, sur la persévérance qu’il a en lui.  Cette expérience va lui servir tout au long des épreuves, petites ou grandes, de sa vie.  Ce soir là j’ai découvert un autre aspect de mon fils.
La cerise sur le sunday!!!
Hé bien, il n’y a pas que moi qui a vu la persévérance d’Alex…  lors de cette dernière course de la saison, les commissaires et l’organisation des Mercredis de Terrebonne remettaient deux prix coup de coeur pour la saison 2015…  et qu’elle ne fût pas notre surprise d’apprendre qu’Alex a été identifié comme l’un des coups de coeur de la saison, pour sa persévérance tout au long de la saison!
Remise du prix coup de cœur!
Comme quoi ce n’est pas nécessairement de franchir la ligne d’arrivée en premier qui fait de nous un gagnant!
Bravo Alexandre maman est très fière de toi!  Et j’ai bien hâte de faire le 5km du Marathon de Montréal à tes côtés, car encore là nous devrons faire preuve de persévérance!
Bisoux je t’aime!


P.S. j’ai prit le temps d’écrire cette expérience sur mon blogue pour deux raisons, la première pour qu’Alexandre puisse relire cette soirée mémorable, et la seconde pour vous montrer qu’il ne faut pas abandonner, et que lorsque l’on marche on avance toujours!


Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c'est la VIE...  c'est MA vie... :-)

mardi 28 juillet 2015

Retour sur mon 3e Ultramarathon… #ECSON

Résumé :
  • Distance = 50km
  • Distance réelle = 53.11km
  • Chrono = 9h42
  • D+ = 1516m ascension
  • D- = 1509m descente
  • Température ressentie 37c…  avertissement de chaleur intense…

Version longue : 
Habituellement je reviens plus rapidement avec mon résumé de course…  mais je reviens tout juste d’une semaine de vacances…  et ça fait du bien de décanter avant d’écrire…  et surtout ça fait du bien des vacances…  lol…  mais n’empêche qu’au cours des derniers jours j’ai pris des notes de tout ce qui me passait par la tête pour ne pas oublier

Mais assez, c’est assez…  à un moment donner il faut la publier cette chronique et cesser de me relire pour voir si j’ai oublié quelque chose (bon c’est certain que je ne peux pas raconter tout tout tout…  c’était tout de même 9h40 de ma vie)…  pour voir si je peux ajouter quelque chose de plus ou tout simplement enlever un bout plate…  bon, il faut juste publier…  c’est comme arrêter de penser sur la ligne de départ… il ne reste plus qu’à prendre le départ et courir!!
Cet Ultra était à Blue Mountain…  c’est où ça que vous vous dites…  c’est fucking loin de St-Hubert (genre 8h de route)…  c’est au nord-ouest de Toronto…  au milieu de nulle part.  Mais c’est vraiment beau…  un genre de mini Tremblant.

Faire un Ultra c’est souvent assez tôt le matin (car on part pour plusieurs heures)...  cette fois-ci ce n’est pas si pire, le départ est à 7am…  et comme nous avons un hôtel sur le site même de la course, «rien ne sert de courir il suffit de partir à temps»…  on peut donc quitter la chambre 30 minutes avant le signal de départ…  «priceless»  (bon pas si priceless que ça le coût des chambres à Blue Mountain, mais ça en valait le coup…  eeeee…  le coût)…  et en plus moi qui court régulièrement le matin pour me rendre au travail ou aller au gym, et bien mon corps n’est aucunement surpris de se mettre à courir si tôt…  je dirais même que c’est là que je suis à mon meilleur!

J’adore l’effervescence de la ligne de départ…  l’énergie est palpable…  5-4-3-2-1 GO!!!!!  mon objectif est bien simple…  franchir les 50km dans le plaisir…  car je cours pour le plaisir…  et surtout dans un ultra, il n’y a pas de performance possible pour moi…  prendre le départ pas trop rapide, lire lentement…  ça me prend toujours quelques km avant d’être à ma vitesse de croisière…  de toute façon ce n’est pas une course…  je ne «race» pas…  je cours tout simplement!

Nous sommes prêt à prendre le départ!!!

Crédit photo:
Christian Laroche
Même le soleil est de la partie…  je suis contente, ça veut dire que la vue sera magnifique au sommet  alors que la veille, à notre arrivée c’était gris et pluvieux…  mais je ne savais pas ce que nous réservait la journée…  il a fait plus de 37c sous ce soleil de plomb…  une chance, ou plutôt un miracle, nous avons eu quelques gouttelettes de pluie dans le dernier 10km...  quand il fait chaud comme ça je suis toujours contente de recevoir un peu de pluie…


Ravito du 26e km
La première demie passe sans même que je m’en rende compte…  comme par magie…  juste le plaisir de courir…  sur des routes de terre, dans des sentiers…  un beau mix-up comme j’aime… tout allait vraiment très bien…   même que je suis surprise au 26e km de voir que ça ne fait que 4heures que je courais…  à mon rythme à moi (bien entendu)…   et c’était ainsi jusqu’au 40e km…  





C’est ensuite que ça se gâche…  dans LA descente…  la &%*(&%(& de descente aux enfers pour moi…  glaise, roches et racines humides…  un cocktail des plus glissant et dérapant…  je n’ai plus de rythme du tout… ni même un rythme de rando…  sortie de là…  on arrive tout près de l’arrivée… nous en sommes à 42km…  nous devons remonter par un beau sentier en serpentin et refaire la dernière boucle…  la montée se fait lentement mais sûrement…  ça commence à me rentrer dedans comme on dit...  arriver en haut je trottine, mais ça ne ressemble plus à de la course…  la descente m’a vraiment détruite…  physiquement et mentalement…  car je sais que nous devrons y repasser avant d’arriver au pied de la montagne et surtout avant de franchir LA ligne d’arrivée…  

On le sait quand on fait de la trail…  la distance n’est jamais aussi exact que sur la route…  et cette fois-ci ne fait pas exception…  au 50e km nous ne sommes même pas au dernier ravito, qui lui se trouve à environ 2km de l’arrivée…  tout juste avant la %$?*?% de descente que j’appréhende…  c’est à ce moment…  dans une descente de ski alpin à la chaleur intense…  j’étais à la limite de virer dans le «dark side of the moon»…  afin que ça n’arrive pas j’ai appelé mon «partner» à l’aide…  je lui ai dit que c’est là maintenant «right now» que j’ai besoin de toi…  parfois il faut savoir faire un appel à l’aide (comme dans la vraie vie)...  mais vous savez quoi…  je l’ai fait, j’ai terminé et j’en suis d’autant plus fière!
Environ 40km dans les pattes...  un genre de sourire!

Au loin derrière on voir la longue descente
dans une piste de ski alpin au soleil...



LA fierté de traverser la ligne d’arrivée c’est tout ça…  et c’est aussi toutes les semaines d’entraînement avant ça…  et dans mon cas, ça a aussi été de devoir «dealer» avec une blessure depuis le marathon d’Ottawa…  une fasciite plantaire au pied gauche pour ne pas la nommer…  ce qui veut dire du repos de course, des traitements, et de la patience…  ça veut dire modifier mon entraînement…  beaucoup plus de vélo et aussi de la musculation au gym, pour compenser mon manque de kilomètres de course...  ça voulait aussi dire un gros point d’interrogation en prenant le départ samedi matin!

Je suis fière d’avoir persévéré…  de ne pas avoir changé ma distance…  car je voulais vraiment faire le 50km...

Je suis fière de mon 3e ultra…  et je ne m’en cache pas!



Si je reviens au graphique… maintenant je sais…  

En haut de la première montée,
le photographe nous attendait !
Je sais que la première grande montée se fait relativement bien…  pas aussi pénible que le graphique le démontre.  C’était un longggg chemin de terre, moi je m’attendais à monter une pente de ski, alors j’ai trouvé ça plus «facile».

Dans la première demie, il y a quelques sections avec des chemins de terre à parcourir…  dont certains, avec de longues montées.  Moi j’aime bien…  et qui dit montées dit descentes, alors au moins dans ce type de descente je peux courir…  tout cela explique le fait que ma première demie est beaucoup plus rapide, soit 4h…

Pour ce qui est de la méga descente du 40e et 50e km…  c’est la même…  car nous refaisons une boucle d’environ 11km…  ?%!%?%! de descente…  ce sera mon seul commentaire…  ok, ok…  une descente technique et glissante, probablement la faute à la pluie de la veille et au multiples passages des coureurs au même endroit…

Sérieusement, un événement très bien organisé…  pas de risque de se perdre, les indications sont très présentes…  et les bénévoles très présents aux endroits stratégiques, et vraiment gentils.



Organisation A1 pour ce qui est des ravitos…  un vrai petit buffet…

Sur ce genre d’événement pas besoin de transporter autant de nourritures que lors de nos longues sorties…  on peut profiter des ravitos…  je ne me souviens pas avoir bu autant de liqueur qu’aujourd’hui…  j’avais besoin du boost de sucre et caféine…  j’ai pris des chips à 2 occasions et j’ai eu un point…  alors je suis retournée à mes habituels Pretzels...




Une grande première pour moi, j’ai fait tout le parcours, «from start to finish», avec mon amoureux…  je devrais plutôt dire que c’est lui qui l’a fait avec moi…  car il s’est adapté à mon rythme, même quand je n'avais plus de rythme...

C’est tellement loin Blue Mountain…  mais tellement beau…  je ne dis pas que je n’y retournerai pas…  mais maintenant je sais…  que c’est loin…  qu’il est préférable de faire la route via Ottawa et ne pas se taper le ?%& traffic de Toronto…  et je confirme que de prendre des vacances suite à ça c’est parfait…  ça permet de prendre quelques ours pour y rester et en profiter pleinement, au lieu de seulement faire de la route et de la route pour courir…

Franchir la ligne d’arrivée…  enfin, finalement, il était temps…  et en plus avec mon «partner»…  mon partenaire pour ce 50km, mais surtout et avant tout mon partenaire dans la vie et celui qui m’encourage dans toutes mes aventures!!!



Happy endings ;-)


Constat et décisions…autour du 45e km de course…

Premièrement...  ma décision par rapport au Marathon de Québec…  je ne prendrai pas le départ du marathon à la fin août…  principale raison je dois vraiment guérir ma fasciite plantaire…  je l’ai sentie au cours de ma course…  surtout autour du 20e km…  et principalement sur les sections de route…  guérir est plus important… et je n'aime pas courir sous la chaleur étouffante...  (mais une semaine et demie plus tard je remet encore en question cette décision)...

Constat…  je ne me sens pas prête à faire le 80km du Bromont Ultra…  je sais, je sais, c’est dans un peu plus de 10 semaines…  mais tant qu’à prendre le départ en me disant que je ne me rendrai probablement pas à l’arrivée dans les temps…  et bien je préfère prendre le départ du 55km…  et avoir de plaisir!

Je réitère ce que j'ai écrit dans une chronique précédente...  Je veux devenir coureuse forte et endurante...  je veux marcher moins dans mes ultras surtout passé le 40e km... selon moi, pas le choix pour passer à l'étape suivante... mon 80km...  il demeure dans mes objectifs à court et moyen terme. Quand je me sentirai prête à l'affronter!

Je ne me sens pas prête. Et je ne veux pas prendre le départ cette année avec une épée d'amoclesse sur la tête et le risque de ne pas franchir la ligne d'arrivée. Quand je prendrai le départ de mon 80km je me sentirai prête et je serai confiante... ce qui ne garantit pas le succès, mais est beaucoup plus rassurant que de prendre le départ en sachant très bien que je ne ferai pas le« cut off time». Donc un DNF (Did Not Finish). Je sais que ce n'est pas la fin du monde. Parfois je me dis aussi que si je n'essaie pas je ne saurai pas.  Mais mon mental et ma force en tant que coureuse ne sont pas à point selon moi...


Mes réflexions plus d’une semaine après mon ultra…

Prendre le départ confiante aide grandement à la réussite…  et c’est pourquoi je suis toujours en point d’interrogation pour mon départ du Bromont Ultra…  55km ou 80km…  mais là il va falloir que je me branche...  je n’ai tellement pas le goût de terminer ma saison sur une note  négative, sur un DNF…  et en même temps si je n’essaie pas je ne saurai pas…  et tsé Marly une DNF n’est pas nécessairement négatif en soi…  car ça veut dire qu’au moins tu as essayé…  oui, je sais, mais je n’aurai pas de médaille, et moi j’aime ça avoir la médaille, j’aime ça compléter ce que j’entreprends… voilà l’essence même de la discussion que j’ai avec moi-même…  avec ma tête et mon cœur, sans oublier mes jambes ;-)

Qui a dit qu’un ultra était facile…  personne!

À suivre…

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)