mardi 28 juillet 2015

Retour sur mon 3e Ultramarathon… #ECSON

Résumé :
  • Distance = 50km
  • Distance réelle = 53.11km
  • Chrono = 9h42
  • D+ = 1516m ascension
  • D- = 1509m descente
  • Température ressentie 37c…  avertissement de chaleur intense…

Version longue : 
Habituellement je reviens plus rapidement avec mon résumé de course…  mais je reviens tout juste d’une semaine de vacances…  et ça fait du bien de décanter avant d’écrire…  et surtout ça fait du bien des vacances…  lol…  mais n’empêche qu’au cours des derniers jours j’ai pris des notes de tout ce qui me passait par la tête pour ne pas oublier

Mais assez, c’est assez…  à un moment donner il faut la publier cette chronique et cesser de me relire pour voir si j’ai oublié quelque chose (bon c’est certain que je ne peux pas raconter tout tout tout…  c’était tout de même 9h40 de ma vie)…  pour voir si je peux ajouter quelque chose de plus ou tout simplement enlever un bout plate…  bon, il faut juste publier…  c’est comme arrêter de penser sur la ligne de départ… il ne reste plus qu’à prendre le départ et courir!!
Cet Ultra était à Blue Mountain…  c’est où ça que vous vous dites…  c’est fucking loin de St-Hubert (genre 8h de route)…  c’est au nord-ouest de Toronto…  au milieu de nulle part.  Mais c’est vraiment beau…  un genre de mini Tremblant.

Faire un Ultra c’est souvent assez tôt le matin (car on part pour plusieurs heures)...  cette fois-ci ce n’est pas si pire, le départ est à 7am…  et comme nous avons un hôtel sur le site même de la course, «rien ne sert de courir il suffit de partir à temps»…  on peut donc quitter la chambre 30 minutes avant le signal de départ…  «priceless»  (bon pas si priceless que ça le coût des chambres à Blue Mountain, mais ça en valait le coup…  eeeee…  le coût)…  et en plus moi qui court régulièrement le matin pour me rendre au travail ou aller au gym, et bien mon corps n’est aucunement surpris de se mettre à courir si tôt…  je dirais même que c’est là que je suis à mon meilleur!

J’adore l’effervescence de la ligne de départ…  l’énergie est palpable…  5-4-3-2-1 GO!!!!!  mon objectif est bien simple…  franchir les 50km dans le plaisir…  car je cours pour le plaisir…  et surtout dans un ultra, il n’y a pas de performance possible pour moi…  prendre le départ pas trop rapide, lire lentement…  ça me prend toujours quelques km avant d’être à ma vitesse de croisière…  de toute façon ce n’est pas une course…  je ne «race» pas…  je cours tout simplement!

Nous sommes prêt à prendre le départ!!!

Crédit photo:
Christian Laroche
Même le soleil est de la partie…  je suis contente, ça veut dire que la vue sera magnifique au sommet  alors que la veille, à notre arrivée c’était gris et pluvieux…  mais je ne savais pas ce que nous réservait la journée…  il a fait plus de 37c sous ce soleil de plomb…  une chance, ou plutôt un miracle, nous avons eu quelques gouttelettes de pluie dans le dernier 10km...  quand il fait chaud comme ça je suis toujours contente de recevoir un peu de pluie…


Ravito du 26e km
La première demie passe sans même que je m’en rende compte…  comme par magie…  juste le plaisir de courir…  sur des routes de terre, dans des sentiers…  un beau mix-up comme j’aime… tout allait vraiment très bien…   même que je suis surprise au 26e km de voir que ça ne fait que 4heures que je courais…  à mon rythme à moi (bien entendu)…   et c’était ainsi jusqu’au 40e km…  





C’est ensuite que ça se gâche…  dans LA descente…  la &%*(&%(& de descente aux enfers pour moi…  glaise, roches et racines humides…  un cocktail des plus glissant et dérapant…  je n’ai plus de rythme du tout… ni même un rythme de rando…  sortie de là…  on arrive tout près de l’arrivée… nous en sommes à 42km…  nous devons remonter par un beau sentier en serpentin et refaire la dernière boucle…  la montée se fait lentement mais sûrement…  ça commence à me rentrer dedans comme on dit...  arriver en haut je trottine, mais ça ne ressemble plus à de la course…  la descente m’a vraiment détruite…  physiquement et mentalement…  car je sais que nous devrons y repasser avant d’arriver au pied de la montagne et surtout avant de franchir LA ligne d’arrivée…  

On le sait quand on fait de la trail…  la distance n’est jamais aussi exact que sur la route…  et cette fois-ci ne fait pas exception…  au 50e km nous ne sommes même pas au dernier ravito, qui lui se trouve à environ 2km de l’arrivée…  tout juste avant la %$?*?% de descente que j’appréhende…  c’est à ce moment…  dans une descente de ski alpin à la chaleur intense…  j’étais à la limite de virer dans le «dark side of the moon»…  afin que ça n’arrive pas j’ai appelé mon «partner» à l’aide…  je lui ai dit que c’est là maintenant «right now» que j’ai besoin de toi…  parfois il faut savoir faire un appel à l’aide (comme dans la vraie vie)...  mais vous savez quoi…  je l’ai fait, j’ai terminé et j’en suis d’autant plus fière!
Environ 40km dans les pattes...  un genre de sourire!

Au loin derrière on voir la longue descente
dans une piste de ski alpin au soleil...



LA fierté de traverser la ligne d’arrivée c’est tout ça…  et c’est aussi toutes les semaines d’entraînement avant ça…  et dans mon cas, ça a aussi été de devoir «dealer» avec une blessure depuis le marathon d’Ottawa…  une fasciite plantaire au pied gauche pour ne pas la nommer…  ce qui veut dire du repos de course, des traitements, et de la patience…  ça veut dire modifier mon entraînement…  beaucoup plus de vélo et aussi de la musculation au gym, pour compenser mon manque de kilomètres de course...  ça voulait aussi dire un gros point d’interrogation en prenant le départ samedi matin!

Je suis fière d’avoir persévéré…  de ne pas avoir changé ma distance…  car je voulais vraiment faire le 50km...

Je suis fière de mon 3e ultra…  et je ne m’en cache pas!



Si je reviens au graphique… maintenant je sais…  

En haut de la première montée,
le photographe nous attendait !
Je sais que la première grande montée se fait relativement bien…  pas aussi pénible que le graphique le démontre.  C’était un longggg chemin de terre, moi je m’attendais à monter une pente de ski, alors j’ai trouvé ça plus «facile».

Dans la première demie, il y a quelques sections avec des chemins de terre à parcourir…  dont certains, avec de longues montées.  Moi j’aime bien…  et qui dit montées dit descentes, alors au moins dans ce type de descente je peux courir…  tout cela explique le fait que ma première demie est beaucoup plus rapide, soit 4h…

Pour ce qui est de la méga descente du 40e et 50e km…  c’est la même…  car nous refaisons une boucle d’environ 11km…  ?%!%?%! de descente…  ce sera mon seul commentaire…  ok, ok…  une descente technique et glissante, probablement la faute à la pluie de la veille et au multiples passages des coureurs au même endroit…

Sérieusement, un événement très bien organisé…  pas de risque de se perdre, les indications sont très présentes…  et les bénévoles très présents aux endroits stratégiques, et vraiment gentils.



Organisation A1 pour ce qui est des ravitos…  un vrai petit buffet…

Sur ce genre d’événement pas besoin de transporter autant de nourritures que lors de nos longues sorties…  on peut profiter des ravitos…  je ne me souviens pas avoir bu autant de liqueur qu’aujourd’hui…  j’avais besoin du boost de sucre et caféine…  j’ai pris des chips à 2 occasions et j’ai eu un point…  alors je suis retournée à mes habituels Pretzels...




Une grande première pour moi, j’ai fait tout le parcours, «from start to finish», avec mon amoureux…  je devrais plutôt dire que c’est lui qui l’a fait avec moi…  car il s’est adapté à mon rythme, même quand je n'avais plus de rythme...

C’est tellement loin Blue Mountain…  mais tellement beau…  je ne dis pas que je n’y retournerai pas…  mais maintenant je sais…  que c’est loin…  qu’il est préférable de faire la route via Ottawa et ne pas se taper le ?%& traffic de Toronto…  et je confirme que de prendre des vacances suite à ça c’est parfait…  ça permet de prendre quelques ours pour y rester et en profiter pleinement, au lieu de seulement faire de la route et de la route pour courir…

Franchir la ligne d’arrivée…  enfin, finalement, il était temps…  et en plus avec mon «partner»…  mon partenaire pour ce 50km, mais surtout et avant tout mon partenaire dans la vie et celui qui m’encourage dans toutes mes aventures!!!



Happy endings ;-)


Constat et décisions…autour du 45e km de course…

Premièrement...  ma décision par rapport au Marathon de Québec…  je ne prendrai pas le départ du marathon à la fin août…  principale raison je dois vraiment guérir ma fasciite plantaire…  je l’ai sentie au cours de ma course…  surtout autour du 20e km…  et principalement sur les sections de route…  guérir est plus important… et je n'aime pas courir sous la chaleur étouffante...  (mais une semaine et demie plus tard je remet encore en question cette décision)...

Constat…  je ne me sens pas prête à faire le 80km du Bromont Ultra…  je sais, je sais, c’est dans un peu plus de 10 semaines…  mais tant qu’à prendre le départ en me disant que je ne me rendrai probablement pas à l’arrivée dans les temps…  et bien je préfère prendre le départ du 55km…  et avoir de plaisir!

Je réitère ce que j'ai écrit dans une chronique précédente...  Je veux devenir coureuse forte et endurante...  je veux marcher moins dans mes ultras surtout passé le 40e km... selon moi, pas le choix pour passer à l'étape suivante... mon 80km...  il demeure dans mes objectifs à court et moyen terme. Quand je me sentirai prête à l'affronter!

Je ne me sens pas prête. Et je ne veux pas prendre le départ cette année avec une épée d'amoclesse sur la tête et le risque de ne pas franchir la ligne d'arrivée. Quand je prendrai le départ de mon 80km je me sentirai prête et je serai confiante... ce qui ne garantit pas le succès, mais est beaucoup plus rassurant que de prendre le départ en sachant très bien que je ne ferai pas le« cut off time». Donc un DNF (Did Not Finish). Je sais que ce n'est pas la fin du monde. Parfois je me dis aussi que si je n'essaie pas je ne saurai pas.  Mais mon mental et ma force en tant que coureuse ne sont pas à point selon moi...


Mes réflexions plus d’une semaine après mon ultra…

Prendre le départ confiante aide grandement à la réussite…  et c’est pourquoi je suis toujours en point d’interrogation pour mon départ du Bromont Ultra…  55km ou 80km…  mais là il va falloir que je me branche...  je n’ai tellement pas le goût de terminer ma saison sur une note  négative, sur un DNF…  et en même temps si je n’essaie pas je ne saurai pas…  et tsé Marly une DNF n’est pas nécessairement négatif en soi…  car ça veut dire qu’au moins tu as essayé…  oui, je sais, mais je n’aurai pas de médaille, et moi j’aime ça avoir la médaille, j’aime ça compléter ce que j’entreprends… voilà l’essence même de la discussion que j’ai avec moi-même…  avec ma tête et mon cœur, sans oublier mes jambes ;-)

Qui a dit qu’un ultra était facile…  personne!

À suivre…

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)


mercredi 8 juillet 2015

En route vers mon 3e Ultramarathon!

10 jours c’est le temps qu’il reste avant mon prochain ultramarathon…  et je me sens tellement bien et confiante…  je dirais comme jamais…  je n’ai aucune pression…  ni de moi et surtout pas des autres!  The North Face Endurance Challenge Ontario…  There I GO…!!!...



Pour une rare fois je n’ai honnêtement pas d’objectif de temps, autre que de le faire dans le temps réglementaire…  nous avons 10 heures pour franchir toute la distance…  ce qui selon mon expérience est réalisable.


 Je m’attends à quoi…???...  je ne sais pas…  c’est un terrain totalement inconnu qui s’offre à moi…  et je le découvrirai au fil des kilomètres je sais que ce ne sera peut-être pas rose tout le long…  que ce sera difficile mais personne n’a dit qu’un ultra c’était facile de toute façon…  qu’il fera probablement très chaud c’est une course en juillet, alors je m’attends à ça…  qu’il y aura des montées difficiles bien c’est un ultra en trail et qui dit trail dit montagne et montées difficiles…  rien de bien surprenant.

Mais non, je n’ai pas fait autant de kilomètres de course que j’aurais bien voulu faire depuis le marathon d’Ottawa à la fin mai dernier…  la faute à mon bobo à mon pied gauche…  mon fascia plantaire pour ne pas le nommer...  celui-là même que je croyais bien honnêtement guérit au moment de courir le Demi-Marathon du Baluchon le 21 juin dernier…  mais non…  deux jours plus tard, la douleur revenait me hanter…  j’ai été sage…  diminution de course, glace, le sexy bas de Strasbourg, rouler mon pied…  blablabla…  et  là j’en suis venue à l’acupuncture…  ben quoi, je n’ai pas grand-chose à perdre…  et tout à gagner…  je pourrai vous dire au lendemain de mon ultra si cela a aidé.

Malgré mon manque d’entraînement en course…  je suis tout de même confiante, car je m’entraîne pas mal fort depuis Ottawa…  j’ai pris une semaine complète off de tout sport immédiatement après le marathon…  et ensuite une reprise graduelle…  et depuis quelques semaines je me consacre à ça!  Je cours moins, mais je roule plus et je fais beaucoup plus de musculation, incluant de la musculation pour les jambes (ce que je fais rarement habituellement)!

Je m’alimente bien et m’hydrate…  je prends également du repos…  je me sens prête!


Retour sur...

Ceux qui me suivent sur Facebook le savent, j’ai eu un incident à vélo le samedi 4 juillet…  je dis incident, car bien heureusement il n’y a pas trop de conséquences…  je garde le mot accident pour les cas plus graves…  bref, je participas à une cyclosportive…  et le cycliste devant moi à tout bonnement décidé de faire un «Uturn» pour retourner récupérer quelque chose qu’il avait échappé quelques mètres avant…  cependant…  il n’a pas regardé, ni signalé son intention…  quand je l’ai vue faire sa manœuvre j’ai freiné et crié ATTENTIONNNNNN…  mais il était trop tard…  BANGGGGG…  et là mon casque a cogné par terre…  j’ai eu tellement peur…  je me suis mise à crier…  ou plutôt à hurler…  pour m’assurer que j’étais encore vivante…  tout simplement pour ça…  et je l’ai engueulé, je ne vous le cacherai pas…  j’étais sous l’adrénaline, je venais d’avoir la peur de ma vie, la peur pour ma vie…  on me disait de me calmer, mais rien n’y faisait…

Après quelques jours je confirme que je n’ai que quelques contusions…  un genou un peu amoché…  le mal de tête et la douleur au cou sont parti…  il me reste un peu de douleur aux côtes quand je tousse ou éternue…

Et mon Mari (noni) ben lui a plus de dommages…  le dérailleur a rendu l’âme et la roue arrière a eu besoin d’un bon alignement…  une chance que j’ai un bon mécano (en fait j’ai le meileur)!

Mais le plus important…  mon casque…  celui qui m’a sauvé…  oui, oui, il m’a sauvé…  car il a cassé derrière et fendu tout le long sur le côté droit, celui de la collision avec le sol.

Mon maillot de vélo m’a lui aussi protégé…  il est comme brûlé dans le dos…  et mes cuissards mon protégé, car je n’ai qu’un beau gros bleu sur la hanche…  vive les vêtements de vélos moulants qui font bien leur travail…  car ce n’est pas seulement pour le look que les vêtements de vélos sont si «sexy», ça nous protège lors d’une chute.



J’ai eu peur également de compromettre ma saison de course…  mes buts, mes objectifs, mes défis!  Ce pourquoi je m’entraîne si fort…  mais de ce côté, comme je vous le disais, je suis bien confiante, j’ai fait un trail test dès le lendemain!



SVP portez toujours un casque à vélo et sensibiliser les gens autour de vous sur l’importance de cet objet si précieux…  bien oui ça décoiffe, ça peut être chaud, inconfortable...  blablabla…  mais la vie c’est précieux!

Je ne veux pas rester amère, je ne veux pas garder cette peur…  je remonterai très rapidement sur ma monture de route…  pour l’hybride c’est déjà fait…  je ne cacherai pas que je suis un brin plus craintive!



Marly the PINK Run’Her :-)

La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)


mercredi 3 juin 2015

Et après…

Après Ottawa j’ai fait une pause de course d’une semaine complète…  7 jours  plus ou moins par choix…  plus par respect pour mon corps  je devais reposer mon pied gauche…  celui qui a eu une défaillance au marathon…  et également une pause de sport…  donc pas d’entraînement  à part une mini visite au gym pour faire une séance de musculation le vendredi midi…



Avec un peu de recul…  je dois avouer que je suis très fière de mon temps d'arrêt…  même si la décision a été forcée…  elle était finalement bienvenue cette semaine-là…  bienvenue et  nécessaire…  reculer d’un pas, pour mieux me propulser pour la suite!



Je me dois d’approuver un bon vieux dicton qui dit «notre corps nous parle»…  ce n'est qu’en reprenant mon entraînement, ce lundi, que je me suis rendu compte à quel point j'avais plus d’énergie qu’au cours de mes derniers entraînements avant le marathon.  J'étais donc beaucoup plus fatigué que je ne le croyais...  mon entraînement pré-marathon et le marathon lui-même m'avait tiré du jus.

Ne jamais sous-estimer le pouvoir du repos!!!  Nouvelle leçon apprise ;-)

vous vous demandez ce qu’une hyperactive comme moi peu bien avoir fait de tout ce temps libre…  j'en ai profité pour lire et écrire…  et également pour réfléchir à mes projets futurs...  réfléchir, et non pas tout remettre en question...  non...  mes objectifs demeurent pas mal les mêmes…  mais j’ai pris le temps de voir comment je vais m'y prendre afin de les atteindre ces objectifs…  quel plan d’action j’allais mettre en place…  j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je veux améliorer…  et aux objectifs que je veux vraiment atteindre!

J'ai la chance d'avoir dans mon entourage des gens d'exceptions...   des gens qui m'inspirent...  des gens à qui je peux parler de mes tracas de coureuse…  de mes interrogations…  de mes réflexions...  de mes doutes…  et bien entendu de mes objectifs...  et ça c’est important…  ça n’a pas de prix!

Certains d’entre eux ne savent même pas ce que nos petites discussions des dernières semaines peuvent m’avoir apporté… ou ce que leurs écrits peuvent avoir suscité en moi...  c’est comme semer une graine…  ça prend un temps avant qu’il en sorte quelque chose…

En discutant avec un très bon ami à moi…  qui ne court pas, mais qui est toujours de bons conseils…   et cette fois-ci ne fait pas exception…  il m’a posé LA question qu’on doit se poser :  
Penses à ça, en prenant un bon café : nous sommes dans dix ans, au printemps 2025…  tu te souviens de tes dix dernières années, et tu te dis : «Je suis vraiment fière d’avoir fait …»

Après ce temps de réflexion, de la semaine dernière…  entamé lors de mon marathon interminable…  j’en viens à la conclusion que je me dois d'être accompagné pour la suite des choses, pour passer à un autre niveau...  ne vous méprenez pas, je ne vise pas la performance...  mais j'aimerais bien ne pas revivre un Ottawa 2015…  ni même ma fin de l'uthc de l’automne dernier, dans les larmes...  des courses sommes toutes assez difficiles physiquement et mentalement pour moi…

Mon plan de match n’est pas encore établi…  j’ai besoin d’aide pour ça…  j’ai approché deux spécialistes dans leur domaine respectif…  des filles, car je crois beaucoup à la compréhension féminine, sans rancune les boys…  des filles en qui j’ai confiance…  mais sans blague, rien ne dit que dans mon processus d’amélioration, il n’y aura pas de gars…  je ne voulais que vous dérider ;-)

Je veux améliorer ma préparation physique et mentale face à mes objectifs gigantesques…  et j’ai choisi MA kinésiologue pour ses forces en kinésiologie, ses connaissances en course et son côté psychologie…  je suis sûre et certaine qu’elle saura m’accompagner…  ce ne sera pas toujours facile…  mais je me sens prête!  J’aime ça les défis…

Vous vous souvenez peut-être qu’en mars dernier j’ai fait mon évaluation biomécanique de course…  j’ai besoin d’accompagnement, afin de bien progresser et améliorer ma foulée…  pas évident de faire ça seule…  je ne me vois pas courir…  et ça fait aussi quelques fois que j’ai le même genre de blessure…  je dois renforcer certains muscles…  j’imagine…  il y a quelques choses qui cloche…

J’ai comme objectif de devenir une meilleure coureuse, plus forte, plus endurante et avoir une meilleure énergie…  ce côté passera probablement par une révision de mon alimentation.  Je crois beaucoup à la qualité de l’essence qu’on donne à la machine (lire mon corps) pour qu’il soit plus performant…  et avoir l’énergie nécessaire pour accomplir sa tâche (lire les gros défis que je lui demande).

Je dois également travailler à améliorer ma récupération…  et pour cet aspect je vais ajouter des séances de massothérapie à mon programme…  et essayer d'entretenir une relation avec mon «foam roller»...  ça c'est tout un défi...




Je prends donc action pour devenir une meilleure coureuse et courir pendant encore tout plein d’années dans le plaisir!





On est en constante évolution, on apprend toujours!


Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)

vendredi 29 mai 2015

Humilité & Persévérance…

Je vous le dis d’emblée, je n’ai pas eu le marathon auquel je m’attendais

Je reviens brièvement sur ma course…  mais je ne l’analyserai pas de midi à quatorze heures comme on dit…  parfois il faut savoir en tirer quelques apprentissages et passer à autre chose…  ce n’est qu’un marathon…  je ne vais pas remettre toute ma vie en question ;-)

MA médaille, et j'en suis fière!
Ne vous méprenez pas, je suis très fière de ce que j’ai accomplie à Ottawa…  faire un marathon c’est déjà quelque chose et le chrono c’est un plus…  une récompense supplémentaire.


Je le dis souvent…  la fierté lors d’un marathon, ce n’est pas seulement la fierté de franchir la ligne d’arrivée après avoir fait le 42,195km…  c’est la fierté d’être passé au travers les entraînements, avec les hauts et les bas de ceux-ci…  et cette année on y ajoute la fierté d’avoir fait pas mal d’entraînements dans des conditions hivernales, pas mal hivernales…

Bref…  si je devais résumer mon 6e marathon en un seul mot je choisirais humilité…  et si on me demande un deuxième mot…  persévérance

Persévérance le jour de la course quand ça ne va pas si bien…  et persévérance, ne pas tout remettre en question et poursuivre mon chemin

Pour votre connaissance générale…  l’humilité selon wikimachintruc c’est un trait de caractère d'un individu qui se voit de façon réaliste…  et je le dis souvent que je suis une personne réaliste !!  Et ça demande beaucoup d'humilité faire un marathon... tu as beau faire tous tes devoirs, mais rien n'est garantie... et rien n'est pas fini tant que tu n'as pas franchie la ligne d'arrivée!!!!


Retour dans le passé…

La veille du départ je crois avoir pris une sage décision…  soit celle de réviser mon objectif chrono à la baisse…  ainsi donc, au lieu de partir pour faire un minus 4h…  je visais maintenant 4h15…  ce qui était pas mal le même pace que pour mes longues sorties…  je serais conservatrice.

Pourquoi cette révision…  parce que 4 semaines avant Ottawa…  lors de mon 30km au Demi-Marathon des Érables, et bien, je n’étais pas capable de tenir mon pace marathon sur 30km…  alors je me voyais mal me brûler à essayer de le tenir sur 42…

Une autre raison de cette révision…  c’était pour me forcer à prendre le départ lentement et non pas à la vitesse de l’éclair…  quand j’analyse mes marathons précédents, je pars toujours plus rapidement que le pace marathon prévu…  et je me brûle à la demi ou même un peu avant…  «fail»…  grave erreur…  et ça, je l’ai enfin comprit…  et comme je ne voulais pas revivre ça…  de prendre le départ lentement, devenait un objectif…  et cet objectif je l’ai fièrement atteint…  Strava et Sportstats à l’appui…  ce sera maintenant ma stratégie de départ pour mes prochains marathons…  car autres marathons il y aura ;-)

Marathon d'Ottawa...
départ 7am... mon 6e...
toujours la même fébrilité...!!!...
La fille à retrouver sur le parcours!
39e km j'avais trop hâte de la voir!
Avec mes complices ;-)


Avec Josée de la Maison de la Course

RunHappy Girl

La foule devant

La foule derrière


Alors comment se fait-il que la fille qui part pour un 4h15…  revient après 4h53…  et bien un fait incontrôlable…  la machine a brisée…  mon corps en a décidé autrement…  plus précisément mon tendon d’Achille et mon fascia plantaire gauche…  ils se sont ligué contre moi pour tenter de m’arrêter

Je dois avouer bien humblement, que oui j’ai pensée abandonner…  une toute légère minuscule pensée…  au 25e km alors que nous revenions vers Ottawa…  je pouvais abandonner le parcours…  abandonner mon objectif…  mais j’en ai été incapable…  encore une fois…  je ne suis pas une lâcheuse que je me suis dit..  je vais me battre jusqu’au bout…  ma force je l’ai trouvé au fond de moi...  et en pensant à tous ceux que je connais, des amis coureurs, qui auraient tellement aimé courir le marathon dimanche, mais que la santé ne le permettait pas…  et bien c’est pour vous que je l’ai terminé…  en alternant la marche et la course…  plus la marche que la course, surtout dans les faux plats montant là où s’était douloureux…  mais à la marche je ne ressentais pas de douleur…  alors marche la grande…  et respecte ton corps.

Encore une fois j’ai fait quelques runfie's pendant la course, pour me changer les idées…  et ça à fonctionné…

Entre le 28 et 29e....
ben c'est ça un marathon...
to the end... run or walk... but finish it!!!!

Je ne vous cacherai pas que j’ai versé quelques larmes  des larmes de fierté, des larmes de douleur en courant, des larmes de déception, des larmes de fatigue  mais ça n’a pas duré…

Je garde tout de même un beau souvenir de mon 6e marathon, je suis fière de mon accomplissement…  et je viens de vivre un de mes plus beau weekend marathon... tout plein de belles rencontres...  des sourires...  des encouragements...!!!...  preuve qu'il n'y a pas que le chrono...

Tout juste en recevant MA médaille de finisher!

Dans un texte j’écrivais dernièrement que la course c’est comme la vie…  et oui il y a des hauts et des bas…  mais l’important c’est de poursuivre.


Une photo vaut mille mot!
Crédit photo : Dominic Melançon
À chaque marathon tu apprends…  tu apprends d'abord sur toi…  tu apprends sur le marathon… et tu apprends sur le monde de la course…  dimanche j'ai encore apprit... des choses dont je me doutais, mais dont je n'avais jamais expérimenté...  j'ai vu ce que je n'avais pas vue lors de mes meilleurs marathons...  j'étais loin d'être la seule à trouver ça difficile, à ne plus être capable de courir...  et être obligée de marcher...  un marathon c'est 42,2km rien de moins...  il peut s'en passer des choses entre le 1er et le dernier mètre...

Oui je suis déçue...  je vous l’ai dit…  mais pas fâchée contre moi...  ni amère...  juste déçue de ne pas avoir atteint mon objectif qui était conservateur et réaliste....  déçu car je me suis investi dans mon entraînement…  je crois avoir bien fait mes devoirs...  je n'ai pas de capacités physiques exceptionnelles...  je dois m'entraîner et faire des choix de vie pour réussir...  la déception vient plutôt de là…  déçue également, car quand on se fixe des objectifs, on aime bien les réussir…  je compare à un examen où j'ai assisté à tous les cours, fait tous les exercices, bien étudié et avoir tout juste la note de passage...

Je comprends maintenant la signification de médaille de finisHER…  j’étais fini…  lol…  mais sans blague, je la voulais tellement ma médaille à mon arrivée…  on la mérite grandement, peu importe le chrono…  du moment qu’on termine notre course.  Soyez fiers de la montrer, vous l’avez mérité.

Certains disent que j'en fais trop...  je le sais, j'en fais beaucoup…  mais ça c'est moi et je suis moi... 

Bref… 
Un marathon ce n'est jamais facile...  un marathon c'est aller au bout de soi...  comme dans la vie, il y a des bouts plus difficile...  mais «keep going» jusqu'à la ligne d'arrivée!


Regard vers le futur…

Mon corps m’a parlé à Ottawa…  et je vais l’écouter…  je suis à mon 5e jour sans course…  je reprendrai probablement ce w/e, rien n’est certain encore… 



Je vais diversifier plus mon entraînement…  diminuer un peu mes km de course...  reprendre le vélo de route…  et la natation…  avec en plus un nouveau maillot afin de me motiver ;-)




Je dois également regarder du côté de mon alimentation….  je mange relativement bien...  mais je crois que j’ai également manqué d’énergie sur le marathon… est-ce que je mange suffisamment pendant l’entrainement…  et pendant la course…  pour ce dernier je sais que la réponse est non…  on dirait que puisque mon corps ne m’envoie pas de signaux je fais ah ben il n’a pas faim…  et pourtant quand je fais mes ultras en trail je me fie à ma montre pour manger et non pas les signaux de faim…  il faudra que j’utilise la même stratégie au marathon…



Et comment tester tout ça…  en regardant mes prochains objectifs que sont le 50km en Ontario et le Bromont Ultra...  et en réfléchissant à la possibilité de faire le Marathon de Québec à la fin du mois d’août…  je le sais il fera chaud, il y aura des côtes…  mais tsé si moi je veux le faire…  ne pétez pas ma bulle svp ;-)



Poursuivez vos rêves et vos passions malgré les difficultés!!!

Marly the PINK Run’Her :-)

La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)