jeudi 5 janvier 2017

Hymne à la course



Courir n’est pas seulement courir.
Courir c’est beaucoup plus.

La course ce n’est pas seulem
ent courir. 
C’est un moment pour soi. 
Avec soi. 
Et ça.
Ça n’a pas de prix.
Ça ne nécessite pas de médaille.

La course c’est également un bon moyen de sociabiliser. 
Ça nous permet de rencontrer nos «semblables». 
Car entre coureurs on se reconnaît. 
On se comprend.

La course c’est un moyen de se dépasser. 
Se surpasser. 
Ou de se reposer.
Reposer l'esprit.

La motivation à courir diffère d’une personne à l’autre. 
Et même d’un moment à l’autre.

Parfois je cours pour le plaisir. 
Parfois par besoin de faire le vide. 
Par besoin de me retrouver seule avec moi-même. 
Pour me dépasser. 
Pour aller plus loin. Et plus loin encore.
 Ou tout simplement pour profiter du moment présent.
 Pour prendre l’air.
 Il y a autant de raisons de courir qu’il y a de coureurs.


Marly ;-)

mercredi 4 janvier 2017

Positive



Sortir courir.
Aller faire le vide.
Pour mieux faire le plein.
Prendre du recul.
Repartir à la base.
Peut-être une nouvelle base.
Mais repartir.
Rebondir.
Revenir.

Tannée de me battre.
De me pousser.
De me dépasser.
Je veux juste avancer.
Aller devant.
Aller de l’avant.
Ça ne veut pas dire faire plus ou faire mieux.
Juste faire.
Faire pour moi.
Faire par plaisir.

Besoin incommensurable de m'éloigner.
De faire le point avec moi.
Pour moi.
Je suis au bord d'un grand virage.

Arrêter le temps.
Prendre le temps.
Prendre mon temps.
Pour moi.


Marly ;-)


lundi 2 janvier 2017

Nouvel an

Question de ne pas perdre ma première publication de l'année sur Facebook, je copie ici!!!

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2017... Mais que me réserves-tu? Je n’ai pas de boule de crystal pour le savoir. Mais je sais que tu seras une année de changements. Je le sais, je le sens. J’avancerai un pas à la fois, à ma vitesse, à ma manière… pour moi!
Une nouvelle année, un nouveau chapitre au livre de ma vie. Une page vierge en ce premier jour de l’an, mais que je remplirai au fil des jours, des semaines et des mois.

2016 tu as pris fin en queue de poisson. Plusieurs déceptions, mais je ne m’y arrêterai pas, je préfère regarder le côté rose de la vie, plutôt que le côté sombre… j’en garderai de bons souvenirs, et aussi plusieurs apprentissages. Je préfère aller de l’avant, que de constamment regarder derrière.

Bonne année 2017 à vous tous!!!


Marly ;-)

jeudi 8 décembre 2016

États d'âme d'une coureuse blessée

5 mois.
5 mois depuis que je me suis levée un matin. 
Comme tous les autres matins. 
Mais avec une douleur au pied gauche. 
5 mois que je ne suis que l'ombre de moi-même. 
5 mois que j'annule et révise mes plans. 
Mes objectifs. 
Ma vie. 
Que ma vie est en standby. 
Oui je garde confiance. 
Mais non, ce n'est pas facile tous les jours. 
Oui je cours. 
Parfois. 
Quand ça va bien. 
J'avance. 
Je regarde devant. 
Je reste positive. 
Je redessine 2017 et mes objectifs. 
J'en reporte certains à plus tard. 
Je m'enlève le stress d'accomplir. 
Je ne veux que courir. 
Libre à nouveau. 
Libre de bobos. 
Courir pour le plaisir. 
Juste courir. 

Marly ;-)


mercredi 19 octobre 2016

Besoin de courir

Je vous partage un texte écrit il y a un peu plus d’un mois. Je ne l’avais pas encore partagé. Je n’osais pas. J’avais une certaine pudeur à me dévoiler ainsi.

Ce texte a été écrit dans la partie la plus sombre des derniers mois. Au tout début du mois de septembre. Alors que je n’avais pas pris le départ de mon ultra en Ontario, ni du marathon de Québec. Deux courses auxquels je me faisais une joie de participer.

Ce texte j’ai pris le temps de le relire avant de le publier. Mais sans en changer l’essence. Je voulais garder toute l’intensité que je vivais à ce moment-là. Après 2 mois de blessures…



Besoin de courir

Pourquoi la course à pied me manque-t-elle autant
Pourquoi prend-elle une place si grande dans ma vie
Tant de pourquoi
J’ai cherchée des réponses tout au fond de moi
Au fond
Le fond que j’atteins peu à peu
Celui-là même dont la course m’avait sortie
Pas un très gros fond
Pas le pire des fonds quand je compare aux autres
Mais mon fond à moi
Mes difficultés
Mes repères
Moi
Ma vie

La course m’a depuis 2002 sauvée à maintes reprises
Sauvée des anti-dépresseurs
Oui oui j’ai déjà fait ça moi aussi une dépression
Non je n’en n’ai jamais parlé
C’est tabou c’est chose là on n’en parle pas
Je suis une forte moi
Une battante
Mais oui j’en ai fait une
Quand
Au moment de mon divorce
On m’a diagnostiqué une dépression situationnelle
Et c’est la course qui m’a sauvée
Et c’est à ce moment-là qu’elle a pris toute la place (ou presque) dans ma vie
Elle a comblé un vide une absence, soit celle de mes enfants
J’écris et je pleure

La course m’aide aussi avec mon TDAH
Bien oui je suis diagnostiquée mais non médicamentée
Un choix que j’ai fait
Mais que je devrai peut-être remettre en question
Un jour
Peut-être

Alors ceux qui ne comprennent pas pourquoi la course me manque autant
Pourquoi elle fait partie de ma vie si intensément
Vous avez une partie de la réponse dans ces mots
Dans mes mots
Et moi aussi j’y trouve un peu la réponse à ce besoin de courir

Marly ;-)


P.S. (1) - Alors voilà peut-être une partie de la raison pourquoi j’ai besoin de courir autant et aussi souvent!

P.S. (2) - Quand je dis que la course n’a pas la même signification pour tout le monde.

P.S. (3) - Soyez rassurer je vais mieux. Beaucoup mieux que le matin où j’ai écrit ces mots.



27 septembre - mont Albert, Parc de la Gaspésie



Se dire les vraies choses!

Je dois l'avouer. Me l'avouer à moi en tout premier lieu. Je suis brisé. Je suis cassé. Je dirais plutôt j'étais cassé. 3 mois. Même un peu plus. Depuis. Le jour où mon corps m'a parlé. Crié après. Hurlé. Pour qu'enfin je prenne le temps de l'écouter. Et non pas m'écouter. Moi la tête dure. La tête de cochon. Il était au bout. Au bout du rouleau. Au bout de son énergie. Au bout de tout. À bout.

Ben oui.

Ça fait mal de s'en rendre compte. De m'en rendre compte.

J'en ai fait beaucoup ces dernières années et lui ne pouvait tout simplement plus me suivre.

Surtout dans la dernière année. Où un projet n'attendait pas la fin du précédent. «Non-stop». Ça roulait à 100miles à l'heure. En plus de mes entraînements et d'un nouveau travail.

Je suis comme ça moi. Je carbure aux projets. Aux défis. Ça me garde en vie. C'est ma vie. Ma dose d'adrénaline.

Mais là. Sans crier gare... Faux. Il avait un peu crié. Au tout début de mes vacances à la fin juin. Je n'avais pas full énergie. Mais je courais tout de même 100km par semaine. Mais c'est tout ce que j'arrivais à faire. Je ne m'en faisais pas. J'étais en vacances. J'avais le temps de m'effoirer, lire et regarder des séries télé sur Illico. Mais. J'aurais due y voir un signe. Un signal d'alarme. Mais non. Mon corps n'était pas blessé. Je courais. Et même, je courais comme jamais. Mais. C'était ça le message derrière cette fatigue. Mon corps me parlait.

Et.

Comme je n'écoutais pas le message. Que je faisais la sourde d'oreilles. Lui il m'a sournoisement infligé une bien mystérieuse blessure au pied gauche. Dans la nuit du 7 au 8 juillet dernier.

[…]




La reconstruction. Car je dois me reconstruire.

Je sais. Je sais que j'en ferai toujours plus que les autres. C'est plus fort que moi. C'est en moi. J'en ai besoin. Entre autre pour chasser mes démons.

[…]

Hier j'ai découvert le texte d'Ingrid, «La rançon de la gloire». Si ce n'est déjà fait, je vous invite fortement à le lire. Ce texte j’aurais pu en écrire une grande partie. Ça m’a fait réfléchir. Et ce matin après ma course j’écrivais le texte que vous lisez en ce moment. Ce texte m’a fait réfléchir. Il a aussi mis des mots sur mes maux. Je me sentais tout à coup moins seule avec mon besoin de bouger à tout prix. Moins seule avec mes bobos.

Les passages suivants m'ont plus particulièrement touché.

« Pourquoi? Parce que finalement, j’ai étiré l’élastique et qu’il s’est brisé! Je me croyais plus forte et mon corps m’a douloureusement rappelé que parfois, c’est lui qui a le dernier mot.»

« Ma réflexion se poursuit à travers ma lente guérison. Je suis en moins colère. Le meilleur mot que j’ai appris depuis plusieurs années est la « résilience ». Accepter pour mieux avancer. C’est ce que je fais. »

« Ce qui m’énerve au plus haut point, car j’en prends davantage conscience, c’est ce besoin perpétuel de me dépasser qui ne me quitte à peu près jamais. Et non, je ne suis pas en compétition avec personne d’autre que MOI. C’est fatiguant parfois! Le devoir de bien paraître, de bien performer, cette dualité constante. Je mûris……… »

[...]

Et c'est la lecture de ce texte qui m'a enfin décidé à sortir de mon mutisme. À vous partager ce que je viens de traverser. À vous partager un peu de moi.

Écrire me fait un bien fou. Mais je ne partage pas tous mes écrits. Faites-en l'essai. Écrire libère. Écrire nous permet de remettre les choses en perspectives. Écrire nous fait réfléchir.

Ma prochaine chronique dans Parcourir m'a également beaucoup fait réfléchir. Je l’ai écrite le weekend dernier et elle sortira au début novembre. L'écrire a été difficile. Sortir les mots. Trouver les mots. Pourquoi si difficile? Tout simplement parce que ça venait brasser quelque chose en moi.

J'ai eu des périodes obscures. Noires. Pas l'fun.

Dans ces moments jamais abandonner la course n'a été une option. Mais réorienter mes objectifs. Oui. Et ce travail est encore «in progress».



Présentement. Au fond de moi. Je sais. Je sais ce que je veux. Je sais ce qui est bon pour moi. Je dois écouter.

Je ne suis pas bonne. Je ne suis pas «super woman». Ni la femme bionique. Je suis juste convaincue que courir fait partie de mon bien-être à moi.

Et je l'apprécie d'autant plus depuis que mon corps a hurlé.

Chaque sortie que je peux faire est un cadeau.

Les bobos guérissent. Je dois leur donner la chance de guérir. Je dois leur donner le temps. Je dois accepter. Je dois respecter. Pour lui. Pour moi. Pour ma santé physique et mentale.

Des bobos ça m’a amené beaucoup de frustration, de déception, de colère, tout plein de trucs pas l’fun… Mais également du positif. Je sais encore plus ce que je veux. Vers où je veux aller. Je sais que la course est importante pour moi et est ancrée en moi.

Parfois ça peut me prendre du temps à comprendre. À entendre.

Mais je crois que là j’ai entendu. Peut-être pour ça qu’il me donne une pause. Qu’il semble aller mieux. Mais il (mon corps) ne peut pas me demander de rester inactive. Ce n’est pas moi. Ce n’est pas en moi.

Courir pour moi c’est essentiel. C’est ma médication à moi. La course m’aide avec mon TDAH. La course m’aide avec mes troubles alimentaires. Elle ne fait pas que m’aider physiquement, elle m’aide psychologiquement. La course m’a sauvée de dépression. La course c’est important pour moi.

Je n’écris pas ce texte pour aller chercher la sympathie ou la pitié. J’écris ce texte pour partager. Car je ne suis certainement pas la seule. Pas obligé de lever la main. C’est votre jardin secret. Tout comme moi je n’écris pas tout ici.

Un kilomètre à la fois… droit devant!


Marly ;-)



J’aurais probablement pu en écrire encore long. Mais j’ai pris la décision de publier ce texte ainsi. À chaud. Sans trop le retravailler. Pour garder l’intensité que j’avais en l’écrivant, ce mercredi 19 octobre dans le «notes» de mon iPhone. À 7h50 assise dans l’autobus 8 sur le chemin Chambly en direction du Cégep.

samedi 1 octobre 2016

Retour sur ma course au Bout du Monde

ET voilà c'est fait. Ma course au Bout du Monde a été complétée samedi dernier.
Voici un résumé de mon aventure, sur mon blogue UTBdM 100 jours à rebours.

Marly ;-)