lundi 6 juin 2016

Ottawa 2016, tu étais HOT

I won’t give up, no I won’t give in
Till I reach the end
And then I’ll start again
Though I’m on the lead

I wanna try everything
I wanna try even though I could fail
I won’t give up, no I won’t give in
Till I reach the end
And then I’ll start again
No I won't leave
I wanna try everything
I wanna try even though I could fail


Afin de mettre de l’ambiance dans votre lecture, il est fortement suggéré d’écouter la trame musicale qui vient avec.  TryEverything de Shakira.  C’est LA « toune » qui m’a fait terminer mon marathon.  Je l’ai écoutée en boucle sur le dernier kilomètre et demi. Pour le rythme et le message. Je n’abandonnerai pas, j’irai jusqu’au bout!! Il n’y avait pas mieux pour me faire franchir la ligne d’arrivée!
Je l’écoute et je revois la fin de mon marathon qui était magique, je flottais au-dessus de la route, j’ai terminée forte et confiante!  C’est en la réécoutant quelques fois que j’ai rédigé cette chronique.

J’ai eu de la difficulté à rédiger cette chronique.  Écris un bout, efface, recommence, couper du texte, le recoller à un autre endroit, passer à autre chose, y revenir.  J’avais besoin de prendre du recul pour rendre mon vécu lors de ce marathon.  Comme si j’avais peur d’être trop positive, prétentieuse, je ne sais pas.  Il n’est rien arrivé de bien spécial lors de celui-ciPas d’anecdotes farfelues, pas de difficulté majeure, pas de coup de chaleur, pas de blessure, etc.   J’ai « juste » fait mon 42,2km.  Je crois que c’est ça, j’avais peur d’être prétentieuse, car oui j’ai eu un beau marathon, et je dirais même que c’est un de mes plus beaux.  De plus, j’ai éprouvé de la difficulté à mettre des mots sur ma sensation, sur mes sentiments suite à celui-ci.  Finalement, je crois que j’y suis arrivée, en laissant courir mes doigts sur le clavier et en rassemblant quelques notes que j’avais prises ici et là.

Vivre mon marathon, tel était mon objectif en prenant le départ de mon 7e marathon à Ottawa le 29 mai dernier.  
Courir dans le plaisir et surtout pour le plaisir.

L’avant-marathon
Pour une très rare fois, je n’avais pas le goût de prendre un bain de foule, j’avais besoin de ma bulle, besoin de me reposer, de faire le plein d’énergie et de garder mon énergie pour mon marathon. J’ai donc respecté ce besoin, et ça a porté fruit. Quand on est à l’écoute, notre corps nous dit exactement ce dont il a besoin.
De façon surprenante, le samedi matin j’étais très zen, relaxe. Je suis sortie courir un beau 5km pour activer mes jambes, faire une reconnaissance des 3 derniers km du parcours du marathon, pour me préparer à revivre le 39km et les suivants, qui ne sont jamais faciles. Ensuite, un petit déjeuner/brunch en tête-à-tête avec moi-même, question de relaxer. Suivi d’un petit moment à l’expo et up je retourne à la chambre d’hôtel!
Je ne me suis pas laissé prendre au jeu des réseaux sociaux par rapport à la chaleur extrême annoncée, j’ai fait confiance à l’organisation et à mon expérience de coureuse.  J’allais prendre le départ comme prévu et m’ajuster en cours de route. Et je crois que de me permettre de m’ajuster en cours de route a été ma meilleure décision.  Facile à dire, mais pas si facile à faire. Je reste une coureuse ambitieuse, mais j’ai beaucoup appris au fil des années, au fil des marathons.  J’ai appris parfois à la dure, en faisant des erreurs, et en me blessant.

Vivre mon marathon
Vivre mon marathon, c’était ça mon objectif à moi.  Et je suis pas mal fière d’avoir complété mon 7e marathon, dans ma carrière de coureuse.  Chaque marathon est différent, chaque coureur vie son marathon d’une façon différente.  C’est ça le marathon, il nous appartient.
Vous le savez les réseaux sociaux en ont tellement parlé, c’était hot hot hot.   Une chaleur un peu inhabituelle pour une fin mai.  Je ne vais pas vous raconter les 42,2 km de mon marathon un à la fois.  Ceux qui lisent mon blogue régulièrement le savent, ce n’est pas mon style. De toute façon, je suis incapable de tout tout tout me remémorer km par km.  Je vais plutôt vous dire ce que je retiens de mon marathon, l’apprentissage que j’y ai fait, car je dis toujours qu’on apprend toujours quelque chose sur nous lors d’un marathon.  L’an dernier c’était l’humilité, cette année je dirais la pensée positive.

Un marathon pour moi c’est un peu (beaucoup) le chemin de Compostelle des coureurs.  En tout cas, c’est le mien.  C’est un moment seul avec moi. Et cette fois-ci je voulais vraiment le vivre seule. J’ai donc pris le départ seule avec moi-même entouré d’inconnus, dans le corral bleu tout près du lapin de 4h10.  Lapin dont je savais qu’il ne fallait pas que je suive de trop près, mais «just keep an eye on him» pour le départ.  Et surtout ne pas le dépasser.  Car le dépasser, ça voudrait dire que je prends mon départ trop rapidement.  Et ça, ça a « scrappé » quelques-uns de mes marathons par le passé.  Tout donner dans la première demie et ne plus avoir d’énergie et de jambes pour poursuivre au même rythme dans la seconde. Prendre un départ trop rapide et ne pas écouter les signaux de mon corps et me blesser, « name it » je peux poursuivre mon énumération des conséquences suite à un départ trop rapide, qui est un peu la spécialité de mes marathons #3 à #6.  Donc, mon tout premier défi à ce marathon était de prendre le départ au bon pace, lentement, et même un peu plus lent que la vitesse de croisière planifiée pour les 42km.  Ne pas me précipiter dans la gueule du loup. J’ai la mauvaise habitude, comme plusieurs coureurs de prendre un départ trop rapide.  Car qu’on se le dise notre pace marathon, est un pace plus lent, un pace que nous devons tenir 42,2km.  Et à ce 7e marathon je commence à me connaître, je commence à comprendre comment fonctionne la bête qu'est le marathon et comment ma machine à moi fonctionne et réagit.  Je l’ai écrit un peu plus haut, on apprend beaucoup sur soi lors d’une telle épreuve!

Je cours pour le plaisir, mais j’ai tout de même un objectif.  Je suis une fille de défi, une fille d’objectif.  Quand je fais quelque chose, il doit y avoir un but.  Pour moi il est impossible de partir sur un marathon sans en avoir un. Comment faire sinon pour savoir à quelle vitesse prendre le départ, sans m’épuiser.  Alors mon objectif était de 4h15 pour ce marathon.  Un objectif réaliste, réalisable et conservateur.  J’ai fait mes 16 semaines d’entraînement en fonction de celui-ci.  Un objectif en fonction d’où je me situe moi comme coureuse présentement, et non pas où je rêve d’être, et ainsi prendre le risque de m’épuiser, de me blesser et de m’écœurer.  Cet objectif a été fixé alors que je croyais prendre un départ avec une température autour de 20 degrés Celsius, ce qui est habituellement le cas à Ottawa.  Puisqu’il faisait beaucoup plus chaud et que le coup de chaleur ne faisait pas partie du plan de match, je me suis réajusté à la mi-parcours en voyant le thermomètre augmenter et ma vitesse légèrement diminuer.  Le plan B était de 4h30.  Je dois avouer qu’autour du 30e km avec le soleil qui est sorti entièrement de sa cachette derrière les nuages, je me disais que ce serait peut-être plus 4h40.  Au 38e km la foule et ses encouragements, suivi de Sara la lapine du run & walk en 4h30 qui arrive à mes côtés, je m’accrocheUn regain d’énergie et de bonnes jambes dans les derniers kilomètres m’ont aidé à tenir mon plan B de 4h30 et de franchir le fil d’arrivée!!!

Ma plus grande fierté dans ce marathon a été d’être capable de m’ajuster, d’avoir pris un bon départ et d’avoir conservé une bonne constance malgré la chaleur et l’accumulation de kilomètres dans mes jambes.  J’aime bien après le marathon regarder les temps de passage sur Sportstats, ça ne ment pas.  D’ailleurs à chaque point de passage, comme je savais que mon Facebook allait vous en informer et que mes gars me suivaient depuis le Québec (merci au papa) je les saluais à chaque fois que je passais une borne, je savais qu’ils étaient avec moi.  Et tant qu’à faire dans le mélodramatique, ce sont également les premières personnes à qui j’ai eu la chance de parler de ma fierté d’avoir complété ce marathon. Car avec la magie d’internet ils ont pu me téléphoner au moment même où je franchissais la ligne d’arrivée, je n’avais même pas ma médaille au coup encore.  Je l’écris et j’en ai encore la chair de poule.

J’en reviens à mon marathon.  Il allait faire chaud, on le savait, je le savais.  Je m’étais promis de faire attention, pas question de vivre un coup de chaleur, pas question de terminer blessé cette fois-ci, juste courir avoir du plaisir à me dépasser.  «Respect the distance». Car un marathon ce n’est pas rien, et ce n’est jamais facile. Il y en a des plus faciles que d’autres oui.  Et celui-ci en fait partie.  Je me suis sentie bien tout le long. Pas mon marathon le plus rapide, loin de là, «but who cares».  C’était beaucoup plus important pour moi de respecter mon corps, et ainsi me permettre de poursuivre ma saison de course sans soucis.

Dans la course, comme dans la vie, il y a toujours deux manières de voir les choses. Et je vais vous en donner un bon exemple, en vous donnant une version négative de mon marathon, et ensuite avec ma vraie version, celle que j’ai choisie (car c’est un choix) d’adopter dès le 10e km, car à ce moment-là tout aurait pu basculer, je trouvais ça déjà un peu difficile.

Version négative écourtée
Il faisait vraiment trop chaud au marathon, je ne cours que rarement par cette chaleur, et en tout début de saison c’était vraiment pénible.  Je n’ai pas atteint mon objectif, je visais un 4h15 et bien secrètement un 4h10 m’aurait grandement réjoui.  De plus, je ne voulais pas avoir à marcher, mais je n’ai pas eu le choix à chaque point d’eau, donc au 3km pour au moins une minute.  Pas le choix de marcher, car je ne maîtrise pas très bien la prise du verre de boisson énergisante et la course sans faire de dégât.  J’ai marché quelques fois une minute ici et là pour récupérer, prendre une barre de Fruit2 ou des capsules de NUUN.  Etc, etc, je pourrais allonger encore et encore ce paragraphe.

Version positive, celle que j’ai choisie d’adopter
Un super marathon dont je suis très fière, une bonne gestion de course et un chrono beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais à un certain point autour du 30e km lorsque la chaleur et le soleil ce sont vraiment invités au marathon.
J’ai pris le temps d’arrêter prendre un selfie avec des amis au 26e, une petite visite à la toilette bleue au 36e pour un «pit stop express» et un remplissage de mes bouteilles autour du 37e  Non je ne considère pas que j’ai perdue du temps avec ces 3 arrêts, au contraire je suis convaincue que j’en ai gagné.  J’y ai gagné l’énergie de mes amis, le bonheur de courir une vessie vide et je me suis assuré d’avoir de la boisson énergisante et ainsi ne pas avoir à arrêter à la dernière station au 40e et ainsi filer jusqu’à la toute fin du marathon.
Au moment de remplir mes bouteilles, une dame au bord du parcours m’a parlé et dit qu’elle était bien surprise de me voir remplir mes bouteilles pendant le marathon. Ma réponse spontanée fût bien simple : «it’s not a race, it’s a marathon»…  que je lui ai répondu de mon meilleur anglais full accent du Québec, et elle m’a fait un grand sourire.
Le fait de choisir de porter mes lunettes roses et de voir mon marathon de façon positive a clairement fait la différence.  Je me suis parlé et me suis forcée à adopter une telle pensée.  Je sais que je suis chanceuse de pouvoir courir, chanceuse d’avoir la santé pour pouvoir le faire, avoir des jambes qui me permettent de manger des km et de km de course.  Ce n’est pas magique, je dois m’entraîner, mais je sais que c’est une chance, voilà pourquoi j’en profite!
Depuis quelques années j’ai opté pour la distance plutôt que la vitesse et j’en suis bien heureuse, je crois que je suis à ma place à cet endroit.  Mais certaines fois il me manque l’adrénaline de la vitesse d’un 5km vite fait.

La fierté de franchir la ligne d’arrivée sur mes deux pattes et pas trop mal en point est une victoire en soi.  Être capable de reprendre la course 3 jours après est une autre grande victoire, tout comme en revenir sans blessure!!

À voir les photos prises par l’organisation je crois que j’ai fait la grande majorité du parcours le sourire estampé dans la face.  Ça reste qu’un marathon ce n’est jamais facile, enlevé vous ça de la tête.  Mais avec un bon entraînement, une pensée positive, un respect de son corps et des éléments incontrôlables (lire la température) ça aide en titi à passer un bon moment.




Le lendemain du marathon, je me sentais très bien et une semaine plus tard, je sais que j’ai fait un bon entraînement et que mes jambes sont prêtes pour la suite de ma saison, qui n’est qu’à ses tout débuts, il me reste de gros, voire très gros objectifs. 

Je fais quoi le lendemain d’un marathon?  Je m’inscris à un autre marathon. Celui-ci, ça fait des années que je l’ai dans la mire, et il y a toujours une ou des bonnes raisons de ne pas le faire.  Mais là de la chnouttte j’y vais-je me lance vers mon 8e marathon.  Celui des Deux-rives SSQ Lévis-Québec.  Mais ce n’est pas tout il y a un un ultramarathon de 50km The North Face Endurance Challenge à Blue Mountain en Ontario à la mi-juillet. Oui, oui, je le refais cette année, et il sera suivi le lendemain du 21km.  Oui, oui je fais un duo de course, pour un total de plus de 70km en 2 jours.  Et après le Marathon de Québec je repartirai à la conquête d’un autre ultramarathon, et non le moindre, le 50km de UltraTrail du Bout du Monde en Gaspésie, 4 semaines après.

En terminant, je vous invite à visionner deux entrevues que j’ai faites à Ottawa.  La première a été faite la veille et la seconde quelques minutes après mon arrivée au marathon.  Dans cette dernière vous pourrez me voir au naturel (ça débute à 3min14)

It's not a race, it's a marathon!

Un kilomètre à la fois…  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

Marly ;-)

La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)

samedi 21 mai 2016

À quelques kilomètres de la ligne de départ

Courir un marathon
Le courir pour moi
Courir dans le plaisir
Le plaisir de se dépasser
En toute humilité
Courir





Le Marathon d'Ottawa c’est comme mon pèlerinage annuel de coureuse.  Je serai sur la ligne de départ pour la 6e fois depuis 2010, afin d’y parcourir mon 7e marathon de ma «carrière» de coureuse!



Ça fait longtemps que je sais que je prendrai le départ de l'édition 2016, j’ai fait mon inscription en septembre dernier, il y a environ 8 mois.  Pour profiter du rabais d’inscription disponible à ce moment-là, c’est ce que je pensais. Mais je crois plutôt que c’était pour être certaine de ne pas me donner le choix de prendre le départ, suite à un «mauvais» marathon au mois de mai précédent. (lire ma chronique suite au Marathon d'Ottawa 2015). Pour me forcer à me retrousser les manches et reprendre l’entraînement marathon, et montrer à celui-ci que je suis capable de bien le faire, de ne pas casser, de le faire sans me blesser, bref je ne sais pas trop pourquoi.  J’écris «mauvais» marathon entre guillemets, car je sais bien que de faire un marathon c’est déjà quelque chose.

Mais ça c’était avant de savoir ce que me réservait la fin de ma saison 2015, car à ce moment-là j’étais sur un «hight», j’étais à mon «peak» d’entraînement pour le 55km du Bromont Ultra du mois d’octobre.  Là où tout a basculé pour moi (relire Bromont tu m’en fais voir de toutes les couleurs).  Là où sans le savoir à ce moment-là j’ai atteint le fond, j'ai atteint ma limite, dépassé la mince ligne entre assez et trop, là où j’ai fait un «crash» qui s’est répercuté les mois suivants (lire Tomber se relever).  En décembre j’en avais encore plein les mollets (pour ne pas dire autre chose), et c’est après plusieurs séances d’acupuncture et de massothérapie que mes jambes ont dit ok, on est prête à reprendre le rythme, ton rythme. J’ai donc repris graduellement la course en janvier pour augmenter petit à petit mon kilométrage hebdomadaire.

Bien honnêtement, et non je ne vous en ai pas trop parlé, à ce moment-là en janvier, je ne croyais pas prendre le départ du marathon. Je voulais lancer la serviette.  Je ne le sentais pas, j’avais perdu le goût de me faire «chier» à me pousser, à suivre un plan, à vouloir plus que ce que mon corps pouvait m’offrir. 

La passion, ma passion pour la course a été plus forte que tout. 

Mais comme l’appétit vient en mangeant, manger des kilomètres de course, un kilomètre à la fois m’a redonné le goût.  Et en février j’ai débuté (pour de vrai) à suivre un plan d'entraînement pour le marathon. Concocté par moi-même, mais basé sur celui de JF Harvey (livre Courir Mieux).  Et vous devinez quoi, je l’ai fait «religieusement» à quelques exceptions près. 

Mon sourire à 9 jours du marathon
La différence cette fois-ciMon objectif.  Il est plus réaliste, selon où j’en suis maintenant, et non pas un objectif de rêve, donc où j’aimerais dont être.  

Alors je vais courir Ottawa, moi avec mon objectif à moi, pour moi!  Et j’écris courir et non pas faire un marathon.  J’aimerais bien le courir d’un bout à l’autre, «from start to finish», ne pas casser, ne pas me blesser, ne pas marcher, juste courir, pas faire un super chrono, non, juste courir mon marathon.

Au fil des ans, des marathons et de mon expérience, j’ai appris.  ENFIN.  Bref, je verrai le 29 mai si j’avais raison de prendre cette avenue, qui est la mienne.  Mais je suis confiante, je me sens forte et prête à vivre mon marathon! Au fil des semaines et des mois passés ma confiance en moi, en la coureuse que je suis est revenue.

Je dirais bien humblement que je suis revenue à un niveau similaire à l'automne dernier. Non sans effort, je vous le dis. Je suis sûre d’avoir fait tous mes devoirs afin de vivre un beau marathon. Reste à voir si les étoiles seront alignées

Quand je dis que la fierté de franchir la ligne d’arrivée ce n’est pas seulement la fierté du 42,2km qu’on vient de courir, mais la fierté de tout ce qu’on a traversé pour s’y rendre, cette fois-ci ce sera vraiment mon cas.  Et lorsque les km se feront plus difficiles dimanche prochain, je penserai aux entraînements plus difficiles.  Car ce n’est pas toujours tout rose en entraînement.

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

Marly ;-)
La course pour moi c'est la VIE...  c'est MA vie... :-)



mercredi 20 avril 2016

Lucky Seven!!

Courir pour avancer
Courir pour me faire avancer
Courir pour le plaisir
Courir pour moi
Courir


Comme plusieurs le savent, je m’entraîne présentement pour le Marathon d’Ottawa. Dans un peu plus de 5 semaines très exactement, 39 jours au moment d’écrire ces lignes. Je suis un peu tannante avec mon décompte, mais je suis une fille d’objectif, ça m’aide à garder le focus! À 7am dimanche matin le 29 mai je serai sur la ligne de départ!!


Cette fois-ci fois, je considère que je m’y entraîne sérieusement. Bizard à dire, alors que j’en serai à mon 7e marathon. J'ai apprit beaucoup de mes derniers marathons pas très faciles. Un marathon c'est de l'humilité. Tout peut arriver!

Je cours pour le plaisir. Le plaisir de courir. Mais pour y trouver du plaisir le jour du marathon, je dois avoir une certaine structure dans mon entraînement. Je dois accumuler les kilomètres de course.

Je ne vise rien de moins que la satisfaction personnelle pour ce 7e marathon. Le 7e, le «Lucky Seven» comme on dit. Je veux faire un marathon égal, ne pas casser, conserver mon pace (ma vitesse) tout au long des 42,195km à franchir.  Et bien non, je ne vise pas un chrono extraordinaire, mon corps ne veut pas. Ou ma tête. Est-ce important de savoir qui ne veut pas. De toute façon je le cours pour moi et moi seule ce marathon. Mon marathon. Le chrono final ne sera que le reflet du temps de course. Et ne vous dira rien de plus que ça. Il ne vous dira pas comment je l'ai vécu.

Je le fais pour moi. Et pour ça au cours des dernières semaines j’ai été amené à prendre des décisions afin d’y arriver. Tout en respectant mon corps, mes capacités, et ce dont j’ai envie d’accomplir, moi.

J'ai eu à faire des choix, et non pas des sacrifices. J’ai annulé tout plein de sorties prévues. Je n'ai conservé que quelques-unes. J’ai par le fait même abandonné sans le savoir, sans vraiment le vouloir Les Mardis de Marly, car ça n’entrait tout simplement pas au travers la famille, le travail et l’entraînement spécifique en vu de mes objectifs à moi. J’ai conservé ce qui a trait au partage de ma passion, comme mes conférences et les soirées de filles. Mais j’ai publié très peu de textes, comme en fait foi le silence des dernières semaines sur mon blogue. Cependant, vous aurez la chance de lire mon plus récent texte sur «La peur» dans le prochain web magazine Parcourir, en ligne dès le 2 mai prochain. J'ai fait des choix pour moi, en décevant quelques personnes en cours de route, comme à chaque fois dans la vie où l'on prend des décisions ;-)

Et oui, il faut faire des choix pour atteindre nos objectifs. Je dis en conférence, «Tout est possible il suffit d’y croire et de faire les efforts pour y arriver». Et bien j’ai tout simplement mis en pratique ce que je dis. Il faut donner l’exemple qu’on dit!


Je suis très présente sur mon FB, de brefs messages, dont le but premier est de vous motiver, de vous montrer que tout est possible.




Je ne connais pas le résultat de mon prochain marathon, je n’ai pas de boule de crystal. Je sais, par expérience, qu’il faut «respect the distance» dans un marathon et que ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini.

Mon objectif pour Ottawa est dans ma tête à moi. Certains le connaissent. Est-ce si important de le crier sur tous les toits, non. Maintenant je sais qu’un marathon c’est long longtemps, et qu’il peut arriver tout plein de choses. Et peu importe l’issu de ce 7e marathon, je franchirai la ligne d’arrivée avec le sourire de la fierté de l’accomplissement. Et non pas juste le sourire qui dit, enfin c’est terminé. Je ne veux pas souffrir 42,195km, mais je veux courir et vivre ces 42,195km qui séparent la ligne de départ de la ligne d’arrivée

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage!

Marly ;-)
La course pour moi c'est la vie...  c'est MA vie... :-)

mardi 22 mars 2016

Réflexion matinale

Analogie course et écriture!

Alors que dehors tout est noir, ma page est blanche.

Levée tôt pour me rendre au travail à la course. Je fais mon réchauffement. Je laisse courir mes doigts sur mon clavier.

Courir ou écrire demande de la rigueur. C'est pas mal similaire.

De ce temps-ci j'écris un peu moins à vos yeux... mais j'écris toujours... mais sans le publier. Je fais des essais de texte. Je ne cacherai pas qu'un jour j'aimerais bien écrire une nouvelle ou même un roman… qui sait. J'ai le fil conducteur, l'histoire se dessine tranquillement. Mais il reste énormément de travail d'écriture à faire. Et ça demande du temps et de la rigueur... comme un entraînement pour un ultra... de là peut-être ma difficulté à mener les deux de front, tout en travaillant et avec tous les à-côtés de ma vie.

Faire des choix, c'est ce que je fais de ce temps-ci. Je choisis où je mets mon temps libre.

Je lis beaucoup. J'ai besoin de ce calme que m'apporte la lecture. Je sais, ça en surprend toujours quelques-uns. Comme si calme et moi dans la même phrase ça ne pouvait pas aller!

Je me cherche un peu au niveau de l'écriture. Je cherche mon style. Je ne veux pas seulement rédiger pour mon blogue ou mes chroniques dans le web magazine. Je veux plus. Je veux différent. Je me cherche.

C'est comme la recherche de notre distance parfaite et «pace» parfait à la course. J'imagine que lorsque j'aurai trouvé, je pourrai prendre ma vitesse de croisière. Mon pace marathon «confortable». Et écrire.

Écrire c'est comme la course. Il faut faire un «warmup», se réchauffer, griffonner. Il faut le faire régulièrement. Écrire tout ce qui passe dans notre tête. Parfois on a de belles surprises. On ne sait jamais trop ce qui va en ressortir. Comme quand on part courir. On ne sait pas trop comment ça va aller. Il y a toujours cette petite crainte.

Je dois cesser de me censurer!



Marly ;-)
La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)


Un kilomètre à la fois… et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

lundi 22 février 2016

Spontanée!!

Courir pour le plaisir… courir pour accompagner quelqu’un dans sa course… et non pas dans notre course… c’est une grande différence, ça veut dire s’adapter à son rythme à lui, ne pas prendre les devants.  Respecter sa vitesse, et ses arrêts au besoin, même si nous, nous pourrions courir plus vite.  Ce n’est plus notre course, c’est SA course.  On est là pour l’accompagner, et s’assurer que sa course se fera dans le plaisir, qu’il en gardera un bon souvenir, qu’il y apprendra quelque chose.  L’encourager, mais sans exagérer… lui parler, mais pas trop non plus.  Lui laisser ressentir les bienfaits de la course, se retrouver seul avec soi-même, réfléchir!  N’oubliez pas : «Running is cheaper and better than therapy».

Après la course, revenir sur les moments forts, sur ce qui a bien fonctionné. Lui faire un rappel de quelques valeurs importantes… lui expliquer qu’il s’est respecté lors de cette course, en marchant à quelques occasions le temps de reprendre son souffle… et surtout la persévérance dont il a fait preuve, en complétant son 5km.



Voilà ce que j’ai vécu ce dimanche au Demi-Marathon des Glaces à Ange-Gardien en accompagnant mon fils Alexandre qui a 11ans sur SON 5km à lui.





Moi qu’est-ce que cette course m’a apporté…???…  beaucoup… dont certaines choses que je n’arrive pas à mettre des mots dessus...  Je me sentais zen, relaxe tout au long de la course.  Je sais que ça fait la différence pour lui que je sois à ses côtés, que ce soit lui qui mène la course… sa course!



Avant d’arriver dans les derniers mètres je lui ai demandé s’il voulait franchir la ligne d’arrivée seul ou s’il voulait que je la franchisse en même temps que lui.  C’était important pour moi de savoir, car c’était sa course à lui, et non pas la mienne.





Cette médaille l’accompagnera lors des jours plus difficiles, il pourra repenser à ces moments magiques.




La course c’est bon à tout âge et ça nous apporte beaucoup au plan psychologique, beaucoup plus qu’on ne le pense.  Et que dire des bienfaits physiques.  Et cela peut importe l’âge!!

Et que dire de mon mini Charles-Olivier 8-1/2ans qui court plus vite que l’éclair.  Je ne crois pas que je pourrais le suivre sur son 1km… il rentre ça autour de 4min… il a fait une superbe 5e position.  Je sais que le chrono ce n’est pas ça l’important, mais pour lui ça fait toute la différence.  Lors de la course je retrouve un petit gars différent.  Il est sérieux et concentré, et tu vois qu’il prend ça à cœur, qu’il donne le meilleur de lui-même.  Avec le temps il apprendra à le transposer dans la vie de tous les jours!  Concentration, détermination, focus.

Courir une course officielle hier, m’a redonné le goût de courir… je sais, ça peut vous paraître un peu bizarre, car je n’ai pas cessé de courir… diminué un peu de la mi-octobre au début janvier, mais jamais cessé de courir… j’ai de la difficulté à l’expliquer, mais ce matin j’avais juste le goût de courir… et comme par hasard, mon inspiration qui avait fait défaut dernièrement, me revient… je laisse mes doigts courir sur le clavier… j’y vais de façon spontanée comme ça me vient, j’essaie de ne pas contrôler ce qui en sort, d’être le plus fidèle à mon sentiment présentement.

Ce que j’aime le plus des événements de courses…  voir les gens, jaser avec eux… ça m’apporte beaucoup plus qu’un chrono.  Partager, échanger, se motiver, se donner une petite tape sur dans le dos, prendre des selfies, rigoler!

Tellement que je n’ai pas eu la chance de voir toutes les personnes que j’aurais aimées, car il faut bien prendre le départ de la course… on manque de temps!

Courir pour le plaisir… c’est aussi transmettre ce plaisir… c’est courir pour autre chose que pour le chrono… c’est courir pour autre chose que pour l’accomplissement de soi… juste courir et sourire, croiser les autres coureurs et les encourager… juste courir avec son cœur d’enfant!  

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage. 

Marly ;-) 
La course pour moi c'est laVIE...  c'est MA vie ...:-)

vendredi 8 janvier 2016

Rétrospective 2015... Direction 2016


2015 une année hyperactive  une vie bien occupée  comme je l’aime…  c’est MA vie! 
2016 sera à son image...  à mon image...  je poursuis ce que j’ai commencé en 2015…  et plus encore!


Une vie occupée je vous disais…  oui, mais pas surchargée…  et surtout, tout ce que je fais je le fais pour MOI, parce que moi j’ai le goût de le faire…  je ne le fais pas pour épater la galerie, ni pour faire plaisir à Pierre Jean Jacques!  Ça aide grandement à entreprendre de grands projets, quand on le fait pour les bonnes raisons!!!

Avant de prendre le départ pour la nouvelle année, avant d’entamer 2016…  j’ai fait une rétrospective de mon année 2015…  j’aime bien prendre le temps de regarder le chemin parcouru au cours de l’année…  pas seulement en terme de kilomètres de course, car même si ma vie c’est la course, il n’y a pas que la course qui me fait vibrer.

Constat de 2015
J’ose plus que jamais, je fonce!
Le pire qui peut arriver, c’est que ça ne fonctionne pas!

Je vais y aller un peu pêle-mêle…  pas par ordre d’importance, ni par ordre de concrétisation…  j’y vais simplement, juste comme ça, juste comme moi!

2015 l’année où mes projets prennent de plus en plus forme.
2016 l’année où je les poursuivrai, et où de nouveaux projets prendront forme.

2015 l’année de l’ambassadrice en moi!  C’est tout un honneur et un grand bonheur d’être choisie pour représenter une marque, un slogan, une compagnie!!!
Brooks m’a fait confiance, on trouvait que je représentais bien leur slogan «Run Happy»…  vous en pensez quoi?? Moi j’approuve à 100% ;-)
La Maison de la Course est venue me chercher pour être co-ambassadrice…  «the girl next door», la fille en laquelle les coureurs et surtout les coureuses se reconnaissent.
Brix a reconnu mon petit bec sucré…  et je poursuis avec XactNutrition…  sans oublier Les Courses Gourmandes, bien entendu.
WoW, je réalise comme je suis chanceuse d’être si bien épaulée dans mes projets!  Car dès que j’ai un projet ils sont prêts à embarquer avec moi, à m’épauler… ils me suivent dans mes folies…  «priceless»!!!
2016 l’année où je poursuivrai avec tout ce beau monde, et qui sait où cela me mènera.

2015 l’année de mes premières chroniques dans un VRAI magazine, et non plus seulement sur mon blogue personnel. On m’a offert la chance de pouvoir écrire sur LA motivation rien de moins, dans le web magazine 10.21.42, où j’ai rédigée 7 chroniques au cours de l’année 2015.
  • Magazine du mois d’avril… à la page 28
  • Magazine du mois de mai… à la page 34
  • Magazine du mois de juin… à la page 32
  • Magazine du mois de juillet… à la page 37
  • Magazine du mois d’août… à la page 40
  • Magazine d’octobre-novembre  à la page 48
  • Magazine du mois de décembre-janvier  à la page 26

2016 l’année où j’ai MA chronique «Carte ROSE» dans le tout nouveau web magazine sur la course à pied PARCOURIR…  on me fait assez confiance pour me donner ma chronique à moi, sans aucune restriction…  on me donne carte blanche. Par ici pour lire ma première chronique de l’année… vous me retrouverez à la page 11.

2015 l’année de MA première conférence, qui a fait boule de neige.  Son titre «De la fille de la bibliothèque à l’école secondaire, à ultramarathonienne à 40ans».  Je l’ai donnée de Dolbeau à Drummondville, de Québec à Ste-Thérèse…  je ne compte plus le nombre de fois où j’ai partagé ma passion, partagé mon expérience!  Parler de mon parcours…  vous jaser de comment je suis passé de la fille sédentaire à la fille active…  à la passionnée que vous connaissez aujourd’hui!

2016 l’année où je poursuivrai dans cette voie…  en ajoutant quelques conférences au menu…  dont celle qui est présentement d’actualité «Courir dehors, même en hiver!»…  mais j’en prépare deux toutes nouvelles «Comment débuter la course en sentiers» question de donner le goût aux gens d’en faire l’essai…  et également «Préparer son premier ultramarathon en sentiers» ou démystifier l’ultra en sentier, démontrer que c’est possible.  Tout cela à mon image, de façon simple!

2015, c’est le début pour Les Mardis de Marly…  un rassemblement de coureurs les mardis soirs à 18h30 au Parc de la Cité à St-Hubert…  pourquoi…  seulement pour courir pour le plaisir, pour ne pas être seule, pour encourager les gens tout simplement.
2016 Les Mardis de Marly sont là pour rester…  et qui sait s’ils ne seront pas plus loin encore ;-)

2015 le Défi Gars vs Filles a rassemblé plus de 150 coureurs au Parc Maisonneuve le 22 novembre dernier…  et les filles l’ont remporté haut la main en accumulant plus de km que les gars…  une belle course amicale et gratuite, sans prétention…  seulement du plaisir!
2016 le Défi reviendra le 20 novembre…  réservez cette date à votre agenda…  détails à venir.

2016 je veux poursuivre sur cette voie, partager ma passion de multiples manières…  que ce soit à l’écrit ou en rencontrant les gens.  Pour ne rien manquer vous pouvez suivre ma page Courir avec les amis :-)

2015 c’est aussi l’année de La Collection deMarly…  créé grâce au talent de mon FAN#1 jumelé à mes mots…  à ma PASSION pour la course.  J’ai osé et le résultat est vraiment fantastique.
2016 nous poursuivons en ce sens…  des idées ce n’est pas ce qui nous manque!


2015 j’ai eu la surprise d’avoir une entrevue avec Daniel Lequin pour son blogue sur RDS.ca…  le voici si vous ne l’avez pas encore lu…  il a fait réellement un bon portrait de qui je suis…  MOI!

En conclusion…  tout plein d’autres beaux projets sont à mijoter présentement…  tous en lien de près ou d’un peu plus loin à la course…  certains sont sur le point d’être annoncés…  je n’attends que le GO… «stay tune» comme on dit!

Pourquoi tant de projets…  car c’est ce qui me «drive», je me sens vivante, je me sens MOI!

Et voilà quand je dis que la course c’est MA vie…  je ne fais pas que courir, mais ma vie tourne autour de la course, car c’est MOI qui en décide ainsi.

2015 Ah oui... et j’ai aussi fait pas mal de kilomètres de course…  tout près de 2800km…  pas tous faciles, oh que non.  Un marathon (Ottawa) et deux ultramarathons en sentiers (Blue Mountain & Bromont Ultra)!
2016 je vous le dévoilerai sous peu, dans une prochaine chronique.


Merci de me suivre, je vous souhaite une bonne année 2016!!  
Soyez fiers et osez!!!

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)

mardi 29 décembre 2015

Tomber se relever



Tomber me relever

Prendre du recul
Regarder derrière
Tout simplement regarder et prendre des notes
Ne pas regretter, seulement regarder
Apprendre de mes expériences
M’en servir pour avancer
Pour aller plus loin
Plus loin encore



Les mois de novembre et décembre n’ont pas été des plus faciles…  bref, depuis le Bromont Ultra je traînais un peu beaucoup de la patte!

Mais où était passé mon inspiration à écrire…  celle qui me permettait de garder mon blogue vivant…  elle était probablement au même endroit que ma motivation et ma discipline à m’entraîner et bien m'alimenter…  c’est d’ailleurs la question que je me posais dans ma dernière chronique de 2015 pour le web magazine 10.21.42… où était ma motivation?
  
Elle est passée où la mienne…  la mienne à moi…  MA motivation?!?!?  Je vous en parle depuis le début de l’année de cette motivation…  et bien voilà que moi aussi je semble l’avoir perdue…  momentanément dois-je l’avouer.  Au moment d’écrire ces lignes, à la mi-novembre, elle recommençait à se pointer le bout du nez…  un tout petit mini peu…  elle n’est pas encore tout à fait de retour, mais j’ai grandement confiance.  Mais comment ce fait-il moi je l’ai perdue…???...  Voyons, c’est impossible, j’en ai tellement.  Comment cela a-t-il bien pu m’arriver à moi…???...  pour lire la suite (ici page 26)

Ma motivation était  en vacances depuis la mi-octobre.  Mais oui, ça fait du bien des vacances aussi…  mais là fini les vacancesJe reprends ma plume, l’entraînement et ma discipline.

Très peu de gens le savaient…  j'ai hésité à l'écrire, surtout hésité à le partager, à vous le partager publiquement à tous, à vous que je connais, et ceux que je ne connais pas personnellement.  C'est faire preuve d'humilité je crois, c'est être honnête…  envers moi surtout, envers moi en premier.  Pourquoi je vous en parle… tout simplement parce que je sais que je ne suis pas la seule à vivre ce creux de vague… certains m’en ont parlé ou écrit…  si mon expérience peut servir à vous encourager, à vous montrer que vous n’êtes pas seul!


Tomber, se relever...  c'est ce qui m'arrive!




J'ai fait un crash post-ultra...  et même que ça avait débuté sournoisement 2 semaines avant...  bref, je viens de traverser quelques semaines difficiles côté entraînement et alimentation... C'Pas long que je reprends un 10lbs moi...  après Bromont, à la mi-octobre, j'ai pris ça relaxe, pas le choix j'y ai gagné une otite, et pas mal beaucoup énormément de fatigue... mais après quelques jours ultragirl repart...  erreur…   erreur majeure...  mais tsé j’suis forte moi, je suis pleine d’énergie, je peux en prendre encore et encore des kilomètres.  Lors d’un entraînement fin octobre ma course n'allait pas du tout...  essoufflée, mal partout... etc...  bref, 5 jours de repos total de tout entraînement...  et quand l’entraînement ne va pas, et bien on dirait que l’alimentation va dans la même direction de chnoutte…    grrrrr...  depuis le début du mois de décembre je suis de retour à l’entraînement sur une base régulière…  mais avec pas de beaucoup de kilomètres de course à mon actif…  car repartir sans guérir un petit bobo, et bien il deviendrait plus gros…  pas de chance à prendre, traitons avant que la situation n’empire…  ce que j’ai fait.  Là je suis en phase guérison, et j’ai repris la course il y a quelques jours.  J’en ai donc profité pour faire un entraînement différent…  non ce n’était pas cool de ne pas courir pendant plusieurs jours, mais ce serait encore moins cool de scrapper ma saison de course 2016, avant même qu’elle ne débute. Comme mon énergie était de retour je l’ai dépensée dans les cours de spinning et à pousser de la fonte au gym!   Je recommencerai à accumuler les km de course graduellement en janvier, afin d'être prête en février à suivre le plan d’entraînement de 16 semaines pour le Marathon d'Ottawa à la fin mai.

Depuis juin j'avais travaillée fort dans le but de retrouver mon poids, celui où moi je me sens bien, où je me sens moi. J'y étais arrivée à la sueur de mon front, tant lors de mes séances de musculation au gym, que dans mes km de course. J'y étais arrivée...  je le dis dans mes conférences...  tout est possible, il suffit d'y croire ET d'y mettre les efforts...  mais voilà que je viens de faire un ou deux pas en arrière. Mais ce n'est pas grave, l'important est d'avancer à nouveau. Et je le sais...  tout est possible!  C’est moi-même qui le dis ;-)

Droit devant
Aujourd’hui je peux dire que je me sens prête, je me sens recentré sur mes objectifs!  La forme, la motivation, la discipline et la persévérance vont revenir, je le sais, je suis passé par là dans le passé…  mon plus gros défi est de revenir sur le droit chemin côté alimentation…  je suis comme dans des montagnes russes…  et mon corps ce sens comme ça!


L’autre matin je marchais vers le gym en me disant que je me devais de partager ce passage à vide.  Non pas pour vous faire peur, pas pour vous dire de cesser de vous dépasser, surtout pas.  Mais tout simplement pour vous dire que ça arrive...  et qu'on peut se relever....  et surtout qu'il est important d'être attentif aux signes.

Je réalise que j'ai un impact, que j'influence autour de moi. Je me devais d'être honnête et de vous faire part de ce que je vis.  Loin de moi la prétention d'être une spécialiste. Cette chronique n'est pas scientifique. Il ne s'agit que de mon expérience de coureuse passionnée.
  

Un pas à la fois et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage….



Marly le :-) ROSE Run'Her
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)