jeudi 8 octobre 2015

Fébrilité…

Prendre le temps d’écrire
Un café à la main
Assise avec son cahier

Une de mes dernières sortie
de course cette semaine!
 
 
Si vous me suivez sur une base régulière, vous n’êtes pas sans savoir qu’approche mon prochain ultramarathon…  mon 2e ultra de la saison…  de ma saison…  le 55km du Bromont Ultra…  il approche tellement, que c’est ce dimanche que ça se passe.

 
 
Si près du départ et encore si loin de la ligne d’arrivée…  car c’est long un 55km…  en tout cas c’est long pour moi, qui ne suis pas une coureuse exceptionnelle.  J’irai donc puiser toute l’énergie en moi, mais également ma détermination et ma persévérance…  car je le sais ce ne sera pas facile…  ce n’est jamais facile un ultra…  sur cette distance tout peut se produire.  Je le sais, j’aurai des hauts et des bas.  Les hauts sont relativement facile à gérer, malgré que je devrai peut-être me ralentir, ne pas me laisser emporter par la «facilité» du moment, question de préserver mon énergie et la répartir sur les 55km.  Il y aura des bas, et ceux-ci seront peut-être en haut, lorsque nous serons en grimpe, car montée il y aura…  je ne sais pas comment va s’écrire le récit de cette journée, je me laisse guider par mes pieds, par mon souffle.

À quatre jours de LA course
La coureuse est fébrile
Partir à l’aventure

Dans mon cours de création littéraire d’hier soir nous explorions la poésie.  Pour ma part c’est une sphère de la littérature que je n’ai à peu près pas exploré dans mes écrits, ni dans mes lectures…  je ne crois pas y avoir un grand talent, je n’y connais pas grand-chose, c’est ce que je croyais au départ.  J’y allais donc avec une grande ouverture, le désir de me prêter au jeu, de participer et surtout d’apprendre.  Et encore une fois j’ai appris. 

J’en reviens au Bromont Ultra…  il était bien présent lors des exercices de la soirée…  comme quoi je ne cours pas qu’avec mes jambes, mais également avec mes mots.  Quand je dis que la course c’est ma vie, en voici encore un exemple….  elle coule dans mes veines et laisse ses marques partout autour de moi.

Voici donc mon premier essai de poème, et peut-être le seul de moi dont vous aurez la chance de lire…  mais qui sait…  car... on ne sait jamais…  et plus que jamais je me laisse guider par mes mots, je suis mon instinct, je ne me limite pas dans mes écrits, je n’essais plus de contrôler la fin et la finalité de mon texte…  j’écris, je me livre, je puise tout au fond de moi…  comme dans un ultra.

Vous voyez que la course c’est la vie, c’est ma vie!

Pour vous mettre en contexte, pour créer ce poème, l’animatrice de l’atelier nous fesait écrire des mots sur une feuille en faisant un exercice, et il en ressortait deux mots à la fin.  Mots à partir desquelles je devais m’inspirer afin d’écrire….  d’écrire ce qui serait mon tout premier poème de plus de trois lignes…  et vous ne serez pas surpris de lire qu’il s’agit des mots «Plaisir» et «Course»!

Il en va ainsi de ma tentative de poème…  non, de MON poème….  le mien à moi écris par moi à ma manière,  avec mes émotions….  ce que j’aime de l’écriture c’est qu’on ne peut pas juger l’écrit de l’autre.  Bien sûr, on peut aimer ou ne pas aimer, mais on ne peut pas juger.

Dans quatre jours je vais courir
Courir pour le plaisir
Le plaisir de me dépasser
55kilomètres à courir
Dans les montagnes de Bromont
Plaisir de revoir les coureurs
Courir dans les champs, dans la forêt
Des heures de plaisir à venir
La fébrilité est là, le stress aussi              
Mais pas la peur
Il y a quelque chose de grisant à se dépasser
Aller puiser au fond de soi
Pour le plaisir de courir
Plus loin et plus loin encore

Je fais mes ateliers de création littéraire avant tout pour le plaisir, je les fait pour moi et moi seule… mais je ne vous cacherai pas mon désir non caché d’écrire…  d’écrire un livre…  un rêve que je caresse depuis ma jeune vingtaine…  et je me sens de plus en plus près de le réaliser.  Je ne connais pas la forme que celui-ci prendra…  je me laisserai guider par mes mots, par mon inspiration.  Car c’est pour moi avant tout que je le fais.
 
Au plaisir,
 

Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)



p.s. voici ce qui m'attend dimanche matin...  dès 7h30am à Bromont...  le temps limite est de 10h, je serai donc de retour au plus tard à 17h30...  si je ne veux pas passer sous la table pour le souper!!



samedi 3 octobre 2015

Sous la menace…

Pour ceux qui ne le savent pas hier, vendredi le 2 octobre, j’étais à mon travail au Cégep Édouard-Montpetit, lorsque nous avons été sommés de quitter les lieux à la demande des policiers.  Au bas de ce texte j’y ai inséré quelques liens relatant l’événement.  Suit ici mon texte tel que je viens de le rédiger à 6heure le samedi matin.
 

****

Bref retour sur l’événement vécu hier au Cégep…  non, je ne fais pas que des «post» de course sur Facebook…  et ce genre de publication sur mon blogue est plutôt rare, mais ce matin je sens le besoin de le faire, le besoin d’écrire, le besoin de sortir ça de moi !

Je le sais, vous le savez, nous le savons…  c’était une fausse alerte…  un appel non-fondé, bref un canular…  de bien mauvais goût.

Mais le mal est fait…  ce que nous avons vécu de par notre présence sur les lieux hier matin est non-négligeable et aura un impact sur la vie des centaines de personnes à différents niveaux.   Je ne suis pas psychologue, j’ai des collègues qui le sont et qui vous l’expliqueraient beaucoup mieux… mais je vais vous l’expliquer dans mes mots, comme moi je le comprends, comment moi je me sens.

Même s’il n’y avait pas de réel danger, ce que nous avons appris seulement après avoir été évacué pour certain, et en confinement pour d’autres…  le mal était fait.  Nous avons vécu un énorme stress, et pas au même niveau pour tout le monde.  Et bien tant mieux si certains n’en vivront pas d’impact par la suite.  Nous ne réagissons pas tous pareil au stress, nous ne réagissons pas tous pareil devant la menace.  Car au moment où je me suis fait évacuer du Cégep menace il y avait.  Jamais je n’ai vue autant de policiers…  et ça ne niaisait pas dans les corridors et sur le terrain du Cégep.  C’était d’une évidence qu’ils prenaient la chose au sérieux.  Quelle chose, à ce moment-là nous ne savions pas.

Même si aujourd’hui on sait qu’il s’agissait d’un appel non-fondé, d’un canular de bien mauvais goût.  Le stress engendré lui est bien réel.  C’est un stress énorme.  Ce que nous avons vécu sur place est hors du commun et vient nous ébranler dans notre sentiment de sécurité. Surtout avec tout ce qui ce passe de ce temps-ci dans la société... hier soir j'étais crevée... et je ne cacherai pas que je revois certaines images, surtout du moment où nous sommes sortie à l’extérieur du Cégep rapidement, sur les conseils (ordres je devrais dire) des policiers qui patrouillaient les corridors.  On nous demandait tout simplement de sortir sans nous en dire plus.  Stressant de voir tout ce monde dehors sans savoir ce qui se passait... mais ceux à l'intérieur ont vécu un bien plus grand stress encore, car eux ils ne savaient pas si leur vie était menacée !  J’ai bien honnêtement jamais été si contente d’être dehors au froid sans mon manteau, sans ma sacoche, avec mon simple iPhone et quelques dollars en poche…  on n’avait pas le temps de prendre tous nos trucs, on sortait dans l’urgence.

Il ne faut pas minimiser l'impact d'un tel événement... et personne ne réagit de la même manière! Les dommages psychologiques peuvent être aussi importants que si la menace avait été réelle.

Le message que je veux passer est simple…  quand quelqu’un vit un tel événement, ne minimisez pas l’événement, car VOUS ne savez pas comment ELLE elle l’a vécue.
 

Tout simplement Marly ;-)

 

p.s. de plus en plus vous verrez sur mon blogue des petits textes spontanés, dans le but de partager ce que je vie, et dans le but de pratiquer mon écriture sur une base plus régulière et beaucoup plus spontanée.

 

L’événement décrit par :
Le Journal de Montréal
La Presse`
Radio-Canada
 

* Non je n’ai prise aucune photo, ni rien…  je n’y ai même pas pensée sur le moment.

jeudi 1 octobre 2015

Le plaisir des mots!!

Ode à mon «taper»

Mon «taper» je te déteste... je sais, je sais, tu es essentiel... je dois diminuer mon entraînement avant mon ultramarathon…  

je dois me reposer, je dois garder mon énergie… je dois… je dois…  je dois…

je sais tout ça…

mais non j't'aime pas... il n’y a rien à faire…  toi et moi on n’est pas les «best body»…

tu me fais manger mes émotions... tu me fais sortir des ti-bobos... tu me fais sortir de mes gonds…

tu m'enlèves mon petit bonheur...  tu m’enlèves mon moment à moi…

tu m’énerves…  j’t’aime pas…  je rêve du jour où tu ne seras plus là…

voilà c'est dit... 

sur ce… j'vais aller courir un mini-peu ce midi... :-P



Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)



P.S.
Atelier de création littéraire!  Ceux qui me suivent sur Facebook savent que depuis hier soir et pour quelques semaines je fais un atelier de création littéraire à l’Université de Montréal…  pour m’aider, aider mon inspiration, me pratiquer, etc…  je vais publier sur une base plus fréquente, parfois de court texte, parfois mes chroniques traditionnelles…  mais je vais publier plus souvent ici, faire vivre mon blogue!!

  
Premier exercice fait dans mon
atelier de Création littéraire

jeudi 17 septembre 2015

Courir pour le plaisir... dans la nuit!!!


J'ai fait la «Night Race» vendredi le 11 septembre dernier...  c'était dans le Vieux-Port de Montréal... un 5km, qui ne donne pas 5km... mais plutôt 4.9km... mais ce n'est vraiment pas grave... je participais à cette course par pur plaisir tout simplement...  mais bien honnêtement, après quelques minutes de course...  j'ai décidée de pousser...  pour voir...  juste pour voir...  et savoir...  savoir où j'en suis moi, en terme de vitesse.  Je ne fais pas de training de vitesse depuis quelques années... bref depuis 2012, où j'ai plongée dans le monde de l'ultra marathon.  Mais, j'ai comme objectif d'en refaire des petites vites, et elles seront de plus en plus vite ;-) ...  alors pour ce premier test, je suis vraiment contente de voir que je peux tout de même tenir 5:27, je m'attendais à plus lent un peu... Happy Girl Run Happy :-D

C'est rare que je parle de vitesse sur mon blogue, car ce n'est pas pour le chrono que je cours...  mais je dois avouer…  je dois me confesser que dans mon plan 2016, la vitesse...  ma vitesse à moi, par rapport à moi...  va s'améliorer...  au début j'avais écrite devrait s'améliorer, mais comme je vais travailler en ce sens, elle va s'améliorer.  Pourquoi…???...  la question c’est plutôt pour qui…???...  tout simplement pour moi...  pour revivre l'adrénaline de courir plus vite, le plaisir et la fierté de m'améliorer moi par rapport à moi…  pour vivre l'adrénaline du dépassement de soi.  Depuis les dernières années je vie tout ça, mais par la distance...  en faire plus, toujours plus était pas mal ma devise!  Je n'abandonne pas l'ultra, ni mon rêve du 80km...  il est toujours là dans ma tête.  Mais je vais prendre un petit tournant…



Au moment de faire mon inscription pour la Nigth Race de Montréal, j'avais fait le choix du 10km...  j'ai comme l'habitude de toujours m'inscrire à la plus longue distance offerte...  mais courir le soir pour moi, ce n'est pas trop ma tasse de thé...  je suis une coureuse matinale, ultra-matinale...  donc en arrivant sur le site, bien à l'avance...  j'avais plus ou moins le goût de courir. Je décide donc de changer mon 10km pour le 5km. Ma première raison, c'est que le lendemain matin je fais une longue sortie de 30km planifiée avec une amie. Et que ma priorité à 4 semaines du Bromont Ultra doit se trouver là. Chaque chose en son temps. L'organisation a procédé à mon changement sans sourciller, ni poser de questions... j'adore!

Sur la ligne de départ je ne sais toujours pas quelle sera ma stratégie...  je voulais me placer vers l'arrière du peloton... mais je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, mais en placotant je me suis retrouvée pas mal au premier rang...  donc à 20h30 tapant preuve Suuton à l'appui... le départ est donné. Je pars mollo, dans le pas mal devant du peloton tout de même. À peine 400m plus tard je me sens bien, je me sens à MA place et prends LA décision... ouvrir la machine, MA machine. Je décide de tester ce que j'ai en dedans. Je n'ai pas fait ça depuis des années. À la fin de 2011, suite à des blessures sur la route, je me suis convertie en fille d'endurance en laissant ici pas mal tomber les entraînements par intervalles.... alors de la vitesse mon corps ne connait plus ça. Je dis souvent que j'ai une seule vitesse... la mienne à moi au moment présent. Celle que je trouve là.

Je disais donc...  1-2-3 GO!!!!!! le signal de départ est donné...  même devant les premiers mètres sont assez relaxe...  et après le premier virage certains ouvrent la machine...  et me voilà envahie par le désir de voir...  voir de quoi moi je suis capable ce soir-là...  voir combien de temps je peux tenir accoté au fond comme on dit...  il est où maintenant mon max...  moi la fille qui ne fait pas d'intervalles...  moi qui court strictement en endurance depuis des mois et des années même....

Le premier km je me dit que je ne pourrai pas tenir...  mais ce n'est pas long que j'entre comme dans une zone de confort (pas si confortable)...  une zone où l'adrénaline est à son apogée... une zone que je n'avais pas visitée depuis des lunes...  j'ai fait mon 5km accoté au fond...  vider la tank comme on dit...  tout donné ce que j'avais moi, tout au fond de moi...  pour moi seulement, pas pour épater la galerie, pas pour Pierre Jean Jacques...   tout simplement pour le plaisir de me dépasser moi!!!!

Maintenant je sais où j'en suis en terme de vitesse...  et de là j'ai maintenant une mesure, et je pourrai voir au printemps ce que les intervalles hivernales vont avoir donné.

Car j'ai déjà pas mal identifié mes objectifs pour 2016...  oui, oui, je sais 2015 n'est pas terminée...  pas du tout terminée...  il me reste le 55km du Bromont Ultra à affronter que j'aurais envie de dire, mais je dirais plutôt à vivre!

Je suis fière d'avoir osé ouvrir ma machine. D'avoir changé ma distance. D'être sortie de ma zone de confort.

Je sais maintenant où je me situe moi par rapport à moi. Je sais où je veux aller. Me reste à travailler fort. Ça c'est mon projet hivernal ;)

Suivre mon instinct, mon feeling a été payant!


Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c’est la VIE…  c’est MA vie… :-)


P.S. Ne vous inquiétez pas...  c'était 100% dans le plaisir...  preuve à l'appuie!!

Fannie arrache mes poils de bras....

 
Tattoo time ;-)
Je m'amuse avant le départ ;-)


2 athlètes RUN HAPPY :-D

TRIO Brooks :-D

dimanche 16 août 2015

Un demi ce n’est pas la moitié de quelque chose… c’est un tout…!!!...

 
 
C’est plutôt rare que je reviens sur une course que je fais dans un but d’entraînement…  mais j’en avais beaucoup trop long pour un simple «post» sur Facebook…



Quand je cours je pense…  et ce matin en courant le Demi-Marathon des Vergers,  je me disais qu’un demi-marathon ce n’est pas une moitié de marathon…  ce n’est pas du tout le même «pace»…  la même vitesse…  c’est une distance en soit, et selon moi la plus belle distance en course sur route.  Ça demande de l’entraînement, mais pas le volume qu’exige le marathon, c’est beaucoup plus accessible.  

C’est avec un demi-marathon que je suis tombée en amour solide avec la course…  alors cette distance restera toujours ma distance préférée, même si je fais des marathons et des ultra-marathons.

Certains me disent…  «pour toi c’est juste un demi»…  surtout qu’il y a 4 semaines je faisais un ultra-marathon de 50K en trail, à Blue Mountain en Ontario…  mais la route et la trail ça ne se compare pas.  C’est certain que pour moi sortir et courir la distance de 21,1km ne me demande pas un effort extrême…  je dis bien franchir la distance… mais comme tous les coureurs j’aime bien me donner dans une course…  et je ne cacherai pas que j’aimerais bien dans un avenir plus ou moins loin, performer un peu plus sur la distance du demi…  bref, ce matin je voulais voir de quoi j’étais capable, avec pas d’entraînement spécifique au demi…  ce qui voulait dire que je ne savais pas trop où me placer sur la ligne de départ…  j’hésitais entre le lapin de 2h05 et celui de 2h10…  un bon conseil de Pierre le lapin de 2h05, part lentement et accélère si ça va bien…  et voilà il venait de me faire un rappel important!!
Hésiter entre deux lapins...  finalement dépasser les deux lapins :-D
Chaleur…

Ouffffff….  oui, il faisait chaud au Demi-Marathon des Vergers ce matin…  au final 37c avec l’humidimachintruc et le soleil…  mais nous avons été chanceux, car pour le premier 10km c’était plutôt nuageux, mais très humide…  j’avais prit la sage décision de porter ma ceinture avec mes 4 bouteilles, question de m’assurer une bonne hydratation…

Et une grande première pour moi…  au 6-7e km j’avais tellement chaud que j’ai prit la grande décision de courir sans camisole…  et oui…  «striptease» sur la rue...  la liberté de la femme ce matin…  après avoir vue quelques gars topless, j’me suis dit «ce n’est pas juste», ils ne se gênent pas eux, pourquoi moi je serais gênée…  et hop j’enlève la cami…  l’attache avec un noeud à ma ceinture de taille…  de toute façon ma Moving Comfort est très jolie…  OMG….  sensation de liberté…  une autre de mes meilleures décisions du jour!
Fière de franchir la ligne d'arrivée!!

Merci Moving Comfort de faire de si beaux soutiens ;-)

Ma ceinture porte bouteilles et cami ;-)
La Petite-Caroline...

Bon j’avais zyeuté le parcours…  mais sans plus…  je savais qu’il y avait des montées, mais comme dernièrement mes longues sorties me mènent tout droit au sommet du Mont-Royal, j’étais confiante.
Mais La Petite-Caroline…  elle n’a rien de petite cette rue de Rougemont…  moi je connaissais La Grande-Caroline pour l’avoir rencontrée à vélo… dans son cas c’est un long faux plat montant...  mais là…  ouffff…  un beau défi ces montées…  car oui, il y a plus d’une montée sur La Petite Caroline et nous faisons la route aller et retour…  et ce matin j’avais prit la décision de courir tout le 21km…  pas de marche au menu pour moi…  je suis capable de courir 32km en entraînement, pas question de marcher sur le demi.  Car je dois «switcher» mon mental post-ultra, qui veut toujours marcher quand il voit une grosse montée…

Mais farce à part, le parcours se fait très bien, non il n’est pas facile, mais c’est un beau défi ce demi.  En plus nous avons de belles vues et traversons les vergers à deux reprises.  Un décors bucolique comme nous a habitué Les Courses Gourmandes!


«Work in progress»
Je le disais dans une récente chronique, je travaille fort présentement pour devenir une coureuse plus forte et plus endurante…  je suis vraiment dans la bonne direction…  le travail que je fais depuis deux mois avec Paméla Boucher commence à faire une vraie différence…  pendant la course je me sentais «top shape» comme ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivée!!!  Je poursuis dans la même direction, et après le Bromont Ultra (en octobre) je débute le travail pour retrouver un peu de vitesse, perdue avec mon gros volume d’entraînement en endurance des trois dernières saisons!
 
Social…
Ce n’est pas un secret, ce que j’aime tout particulièrement des course, surtout local, c’est de rencontrer les autres coureurs.  C’est toujours le fun de se revoir, de se jaser ça, de s’encourager, se remonter le moral, partager sur notre passion!!!








Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c'est la VIE... c'est MA vie... :-)
 

vendredi 14 août 2015

Persévérance à l’état pur…

Habituellement je vous parle de moi et de mes aventures… mais celle-ci est bien particulière…  il s’agit de la persévérance de mon fils…  mon plus vieux…  il a 10-½ ans!
Alexandre pendant sons réchauffement!!
Il participe aux Mercredis de Terrebonne, des courses de vélo de montagne…  événement très connu et couru dans le milieu du vélo de montagne.
Bref, mercredi le 12 août dernier je suis présente…  un pour le voir…  et aussi pour voir mon mini de 8 ans… Charles-Olivier, qui fait la compétition dans le volet Bibitte, donc qui reste au bas de la montagne.  Un beau défi pour des jeunes de cet âge.
Charlo ma Bibitte
Mais cette année pour Alexandre, le parcours le fait monter tout en haut de la montagne…  pas une énorme montagne…  mais vous qui courez savez combien il peut être exigeant, voir même difficile d’effectuer une montée…  alors imaginez pour un bonhomme de 10 ans…  et ajoutez comme facteur la bouette…  de la bouette solide, qui rend le tout glissant, dérapant, «spinnant» en montée!
Il prend le départ tout sourire, mais probablement avec une certaine crainte…  une certaine angoisse de ne pas savoir comment ça va aller ce soir…  nous, coureurs, vivons la même chose à chaque départ de course…  que ce soit au vélo ou à la course à pied, je suis convaincu que le «feeling» de la ligne de départ est similaire…  nous vivons les mêmes craintes et avons en même temps la même excitation qui vient avec l’adrénaline.
J’aime tout autant les départs de vélo que les départs  de course à pied…  j’aime entendre le bruit que ça fait sur le sol… le visage de tous ces passionnés qui vont tout donner… qui vont se dépasser eux…  car dans tous les sports nous sommes la personne à dépasser…  la personne à battre.
Alors pour en revenir à mercredi soir…  Alexandre fait la première montée, sans trop de difficulté… je ne dis pas que c’était facile, il a travaillé fort pour rester en selle, mais il l’a fait!
Alexandre au centre - plaque 666
Je me suis placée dans la montée pour l’encourager…  tout simplement car c’est l’endroit le plus difficile sur le parcours…  et quand je cours un marathon j’aime bien recevoir des encouragements dans les endroits névralgiques, là où on pense parfois à baisser les bras et laisser tomber notre objectif.
À la seconde ascension - plaque 666
Donc je suis toujours dans le premier tiers de la montée pour sa seconde ascension… et là… difficulté…  je vois son visage de détresse…  et il place un pied par terre…  et se met à marcher avec son vélo….  je l’accompagne donc à la marche jusqu’en haut de ladite montée…  je lui suggère de courir avec son vélo pour gravir plus rapidement, il me dit non…  c’est SA course à lui, il fait comme il veut.  Vaut mieux marcher la montée que de ne pas la monter du tout…  au moins il avance, il poursuit, il est toujours dans la course.  En haut je lui dit que je serai tout en bas de la montée pour son 3e passage de 4… que je l’attendrai pour l’encourager.
Il arrive à sa 3e montée…  je cours à côté de lui, une chance je porte mes runnings de trail , mes Cascadia pour ne pas les nommer…  je lui lance «aller montre moi que tu es plus fort que moi» et je poursuis l’ascension à la course… mais au même endroit que lors de la montée précédente il place un pied par terre…  je vois dans son visage que ça ne va pas…  il fait quelques pas et s’effondre, assis dans le gazon…  il prend de l’eau…  je lui suggère de reprendre la montée à la marche avec moi… à ce moment là il refuse… je suis un peu désemparer…  je suis sa mère, je veux l’encourager, mais je ne veux pas le pousser non plus….  c’est SA course…  je lui laisse un peu de temps…  et je lui dit «tu as le droit d’arrêter ici et d’abandonner Alex…  c’est toi qui choisis… c’est TA course»  et il me répond «je ne veux pas abandonner»…  alors on repart à la marche…  arrivée au sommet, je lui dit que je serai en bas pour la dernière montée…  de ne pas oublier de venir me le dire si jamais il prend la décision de ne pas poursuivre…
Mais je le sais qu’il sera là…  la pomme ne tombe pas bien loin de l’arbre qu’on dit…  et cette pomme là vient du même arbre que moi…  je dis souvent qu’il est un mini-moi!!
Le voilà qui arrive pour cette dernière et ultime montée…  je cours à ses côté jusqu’au moment où il place un pied à terre… au même endroit fatidique que lors des deux montées précédentes…  comme quoi notre cerveau enregistre la difficulté…  j’ai vécu la même chose lors de mon dernier ultra, dans la descente du 40e km et de la fin.
Nous reprenons l’ascension à la marche…  à chaque montée, il reçoit énormément d’encouragement des gens qui sont dans la montée pour encourager…  pas de discrimination…  que tu pédale ou que tu marche ils t’encouragent, ils savent que c’est difficile…  je lui parle tout en montant… et lui dit qu’il est très persévérant, mais il me répond qu’il ne sait pas trop ce que ça veut dire…  et là je lui dit tout simplement, dans des mots pour un gars de 10 ans, que la persévérance c’est le fait de ne pas abandonner malgré la difficulté.  Et j’ajoute que c’est une très belle qualité.  Arrivée en haut, je lui annonce que je vais l’attendre au fil d’arrivée!!!
À l’arrivée c’est un petit gars fier qui franchi la ligne avec un sourire discret, mais je vois la fierté dans ses yeux!
En passant sous l'arche d'arrivée!!
Ce soir là, Alexandre a fait du vélo de montagne, mais pas seulement ça…  il a grandement apprit sur lui…  sur sa force de caractère, sur la persévérance qu’il a en lui.  Cette expérience va lui servir tout au long des épreuves, petites ou grandes, de sa vie.  Ce soir là j’ai découvert un autre aspect de mon fils.
La cerise sur le sunday!!!
Hé bien, il n’y a pas que moi qui a vu la persévérance d’Alex…  lors de cette dernière course de la saison, les commissaires et l’organisation des Mercredis de Terrebonne remettaient deux prix coup de coeur pour la saison 2015…  et qu’elle ne fût pas notre surprise d’apprendre qu’Alex a été identifié comme l’un des coups de coeur de la saison, pour sa persévérance tout au long de la saison!
Remise du prix coup de cœur!
Comme quoi ce n’est pas nécessairement de franchir la ligne d’arrivée en premier qui fait de nous un gagnant!
Bravo Alexandre maman est très fière de toi!  Et j’ai bien hâte de faire le 5km du Marathon de Montréal à tes côtés, car encore là nous devrons faire preuve de persévérance!
Bisoux je t’aime!


P.S. j’ai prit le temps d’écrire cette expérience sur mon blogue pour deux raisons, la première pour qu’Alexandre puisse relire cette soirée mémorable, et la seconde pour vous montrer qu’il ne faut pas abandonner, et que lorsque l’on marche on avance toujours!


Marly the PINK Run’Her :-)
La course pour moi c'est la VIE...  c'est MA vie... :-)